"Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges
"La vie, c'est merveilleux, bien sûr quand c'est vivable", Bernard Dimey

4    là à m'aimer. Enfin je l'espère...  d:-)
Mercredi 21 décembre 2005

Nuit du 14 au 15 novembre, entre trois et quatre heures.

J'aimerais pleurer comme un gitan, pleurer, pleurer puis, abruti, harassé, dormir enfin. Mais je ne pleure pas, je ne pleure jamais, c'est mon gros handicap. Je ressasse, je ressasse... et me vient l'idée d'écrire en espérant que ça aille mieux après. Je ne crois pas en une vertu thérapeutique ou exutoire de l'écriture, je compte plutôt sur la nécessité de me concentrer sur le clavier, mettre les doigts sur les bonnes touches, pour dévier mes pensées. Si je savais faire du tricot, je ferais du tricot.
Ce qui m'empêche de dormir, c'est le souvenir de mes morts. Et je suis terrifié à l'idée de devoir survivre à ceux que j'aime qui, théoriquement, mourront avant moi. C'est déjà assez dur de survivre aujourd'hui.
Le 13 novembre 2003, Pierrot est mort. Quelques heures avant sa mort, la morphine à forte dose, il a de temps en temps des soubresauts,  je crois qu'il va mourir maintenant sous nos yeux. Quand il se calme, il serre nos doigts, "On est là Pierrot, on est là"...
Une dizaine de jours plus tard, nouvelle réjouissance, ma grand-mère meurt après une agonie de plus de six mois.
A la maison de retraite médicalisée de Bourgueil, où elle ne restera que peu de temps, entre deux hôpitaux, je l'emmène dehors marcher un peu. Elle marche encore, difficilement avec un déambulateur. Elle a un côté qui ne fonctionne plus très bien et tend à tourner en rond; je la remets de temps en temps dans le droit chemin. De retour vers sa chambre, elle se met à délirer et ne veut pas quitter l'ascenseur. Je parviens à la convaincre d'en sortir mais elle refuse d'aller plus loin. Nous négocions et je finis par la ramener dans un fauteuil roulant.

Bah voilà ça va un peu mieux, je ne vais pas écrire sur tous les morts qui ont suivi jusqu'à récemment. J'en garde pour une prochaine fois. Je vais mettre un disque de Django Reinhardt, me recoucher,  attendre le sommeil.

 

publié par Cristophe Bert1 dans: histoires vécues
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Commentaires

A mon avis si tu ne pleures jamais c'est parce que tu es trop réservé. Je dirais même (sans vouloir être méchante) un peu coincé. Ca te fait surement du bien d'écrire sur l'internet mais je pense que ça serait mieux si tu t'exprimais dans la vraie vie. Ne t'inquiète pas, tu ne seras pas ridicule, loin de là.
Commentaire n° 1 posté par: Ton amie le 15/11/2005 - 10:37:56
    Tu as raison Macha Béranger !  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 15/11/2005 - 18:59:06
J'adoooore ton blog arf'
Tu devrais même écrire un livre
Commentaire n° 2 posté par: Mi le 15/11/2005 - 23:20:07
    Un livre de cuisine ?    
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 16/11/2005 - 23:17:40
Au fait, t'aurais pas une photo de ton oeil à me donner ?
Commentaire n° 3 posté par: Encore Mi le 15/11/2005 - 23:21:47
    Non.
Ta demande me donne une idée : publier un album photo intitulé "moi en morceaux" dans lequel on pourra admirer (ça ne pourra évidemment que susciter l'admiration)  des parties de mon corps, mon oeil, mon oreille, ma jambe, etc.. Il me reste à trouver une photographe avec un appareil numérique. Le hic c'est que je tiendrai à exposer Nestor avantageusement, c'est à dire en érection...  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 16/11/2005 - 23:33:33
Ton oeil suffira
Commentaire n° 4 posté par: Re-Mi le 17/11/2005 - 00:17:08
Pour moi Nestor suffira.
Commentaire n° 5 posté par: Ton amie Macha Béranger le 18/11/2005 - 17:49:02
chacun voit midi à sa porte
pour moi, midi c'est pas Nestor, enfin, pas celui-la
Commentaire n° 6 posté par: hoc le 18/11/2005 - 22:49:43
    Chacun son Nestor. Le principal est d'éviter de chercher mardi à 14 heures.  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 19/11/2005 - 16:16:31
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Midi pile, heure de mon rendez-vous, j'arrive chez la doctoresse Pic. On me conduit dans la salle d'attente. D'habitude la non-ponctualité m'agace, là je suis un patient patient. Des numéros du Monde 2 traînent sur la table, j'en prends un et feuillette un dossier sur les trésors de Kaboul qui ont échappé aux Taliban. Je me sens à peu près tranquille. Un papa entre avec un enfant malade, j'hésite à lui laisser mon tour,  soigner un enfant est plus important que mon cas, quand la doctoresse Pic vient me chercher.
Il m'est souvent arrivé de rester muet quand j'aurais mieux fait de m'exprimer, je tombe dans l'excès inverse. Je parle, je parle, je parle, j'oublie la politesse élémentaire et coupe la parole à la doctoresse. Je m'arrête enfin et laisse la doctoresse me questionner.
Elle me demande si je suis bon en calcul. Oui ça va. Je ne sais pas où elle veut en venir mais je la laisse faire son métier. Elle me fait faire de tête une série de soustractions faciles. 92 - 7 ?  85. 85 - 7 ?  78. Etc. Quel jour sommes nous ? Samedi 17 décembre. Qui est le président de la république ? Jacques Chirac encore. Mon "encore" soupirant la fait sourire. Bilan de ces questions : je ne suis pas délirant.
Rassurée là-dessus, elle cherche à approfondir tout ce que j'ai dit auparavant et me pose d'autres questions; je réponds toujours, comme je peux, parfois je ne sais pas mais j'émets des suppositions. J'ai l'impression de faire mon auto-analyse. Elle me fait allonger pour m'ausculter, je parle encore, je veux lui dire un maximum de choses mais j'oublie de lui dire que je ne suis pas toujours aussi bavard.  Elle se demande si elle doit me donner un arrêt de travail. "Que ferez-vous si je vous arrête une semaine ?" Euh... J'irai marcher. Je réfléchis à ce que je pourrais faire d'autre et j'oublie de lui préciser que la marche à pied me fait beaucoup de bien. "Vous n'allez pas marcher toute une semaine." Je ne lui dis pas que j'en suis capable. "Je ne vous arrête pas mais si vraiment ça ne va pas, vous m'appelez. Et il faut qu'on se revoie dans deux semaines pour faire le point."  Elle me prescrit deux médicaments :

1) Deroxat, à prendre tous les matins qui, précise-t-elle, n'est pas un anti-dépresseur. Je lui ai parlé avant de ma crainte de dépendre de ce genre de pilules.
Rentré chez moi, je lis la notice :
Ce médicament est préconisé dans le traitement
- des épisodes dépressifs,
- des troubles obsessionnels compulsifs,
- de la prévention des attaques de panique (crises d'angoisse aigüe répétées),
- du trouble anxiété sociale caractérisé "phobies sociales" losqu'il perturbe de manière importante les activités professionnelles ou sociales,
- de l'anxiété généralisée évoluant depuis au moins six mois.
Quoi qu'il en soit, je prendrai bien ce comprimé tous les matins.

2) Lysanxia,  à prendre au maximum trois fois par jour, quand je me sens mal, qui a dit-elle un effet quasi-immédiat.
Ce Lysanxia me fait peur, je ne sais pas si je le prendrai.

Je m'inquiète des éventuels effets secondaires de ces médicaments, elle m'avoue un risque de nausée.
Comme je n'ai pas vu de médecin depuis longtemps (ça doit faire presque vingt ans), j'ai aussi une prise de sang à faire pour contrôler tout un tas de trucs. Ca sera fait bientôt.

Je croise de temps en temps mon voisin pharmacien, c'est une relation du genre "Salut, tu vas bien ? Il fait froid aujourd'hui." et c'est tout. Je vais à son échoppe.
- "Salut. Pour une fois on se voit ailleurs que dans la cour ou dans la rue."  Je lui tends mon ordonnance.
- "Un coup de blues ?"
- "On va appeler ça comme ça..."

Ce bla-bla achevé, je vais me promener. Je mets dans ma poche une boîte de Lysanxia. Je me sens assez bien.

 

publié par Cristophe Bert1 dans: histoires vécues
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Bravo Cristophe!
Bravo d'être aller voir la doctoresse! C'est pas toujours facile d'avouer qu'on a besoin de quelqu'un.
Bravo de lui avoir parlé! Ne t'en veux pas d'avoir été impoli avec elle, elle a du en voir d'autres et des pires!
Il y a une chose que j'ai remarqué à force de te lire et que j'apprécie beaucoup! c'est que tu te soucies toujours des autres (l'enfant malade, ton amie qui a des soucis, la vieille dame etc) la terre tournerait plus rond si tout le monde (moi comprise!) en faisait autant!
Commentaire n° 1 posté par: Souad à Paris le 17/12/2005 - 17:22:35
Bah bravo à moi alors ! Et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin.

réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 18/12/2005 - 14:03:43
Ça fait toujours bizarre de lire des billets qui parlent de consultations médicales, bizarrement, je me sens toujours à la place du médecin !! ça se comprend vu que c’est mon métier, mais des fois je trouve ce réflexe un peu pathologique ;-)
Le coup de blues a bien fait de te donner un bon coup de pied aux fesses pour que tu ailles consulter, mais je crois que le traitement médical seul ne suffit pas, il faut extérioriser ses maux, en parler…
En lisant ton billet, je me suis identifiée au médecin, mais je n’arrive pas à te voir comme un malade, tu es un consultant qui a du mal à exprimer son mal, qui parle, avec un peu de maladresse parce qu’il ne sait pas quoi dire, et de quoi parler, et qui aurait peut être eu besoin de plus de patience et de plus de temps de la part de sa doctoresse ;-) J’aurais aimé être pas loin pour pouvoir t’écouter…

Commentaire n° 2 posté par: Manal(site web) le 17/12/2005 - 22:21:53
Non le traitement médical seul ne suffira pas.
Malade ou simple consultant peu importe. J'assumerai si on me disait malade.
J'ai trouvé la doctoresse assez patiente. Je crois que je n'aurais pas pu passer plus de temps avec elle; je suis sorti du cabinet complètement vidé, bien, à la fois soulagé et fatigué d'avoir tant parlé, de m'être autant dévoilé. Toutefois dans la soirée d'hier, j'ai pensé à des choses que je n'ai pas dites, à des points sur lesquels j'ai manqué de précision. Je m'étais dit que j'écrirai tout ça une fois rentré chez moi puis j'ai tout oublié.

Les messages que je reçois, ici et en privé, de toi et d'autres, m'émeuvent énormément. Ca m'a fait plaisir de voir qu'on s'intéresse à moi, même quand je ne suis pas amusant. Ces messages me réconfortent encore maintenant, inutile de les renouveler, pensez plutôt à vous, distrayez-vous !  Et toi Manal, oublie ton métier pendant tes loisirs, ça risque de te rendre malade à ton tour.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 18/12/2005 - 13:57:20
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Je le crie au ouèbe entier : j'ai cessé de m'apitoyer sur mon sort. Je ne geins plus sur moi-moi-moi. Le téléthon n'y est pour rien; je me suis mis tout seul, comme le grand que je suis, dans mon nouvel état conquérant.
Bien sûr je vais faire des rechutes. Mais, comme aurait pu dire Jean-Pierre Raffarin de son vivant, une rechute n'est pas une impasse, toute pente rude est surmontable en varappe.

 

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Vas zy Cricri!!!
Commentaire n° 1 posté par: la fête à Frocourt le 03/12/2005 - 19:17:33
Je veux bien y aller, mais où ?
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 04/12/2005 - 00:43:58
Mince, ya la fête à Frocourt ? quand je pense que je suis toute seule, chez moi, à manger du chocolat
Commentaire n° 2 posté par: ex-alcoolo le 03/12/2005 - 23:14:25
Et moi je viens de rentrer, seul aussi mais content de me retrouver seul. Je mange l'antépénultième pâte de coing concoctée par ma maman.
Attention ! L'abus de chocolat est mauvais pour le stock de chocolat.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 04/12/2005 - 00:43:02
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Deux blogs dont je ne me lasse pas :

 

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Vivement le tome 3 du Combat Ordinaire!
Commentaire n° 1 posté par: fan de Larcenet le 14/12/2005 - 17:12:06
C'est ce que je me dis aussi.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 14/12/2005 - 23:34:27
Vivement ton prochain article aussi !
Commentaire n° 2 posté par: fan de Larcenet et de ton blog le 14/12/2005 - 17:13:40
C'est ce que je me dis aussi...
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 14/12/2005 - 23:35:11
Merci pour le clin d'oeil ;-)
Commentaire n° 3 posté par: Manal(site web) le 15/12/2005 - 21:58:50
Merci pour ta visite.
Je ne sais pas dessiner les visages comme toi.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 16/12/2005 - 00:06:24
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Mercredi 21 décembre 2005
J'ai essayé maintes fois d'écrire pour fixer mes pensées, en vain. Je reste sans mot.
Je ne vais ni bien ni mal. Je ne sais pas comment je vais. Comment je vais moi-moi-moi n'a aucune importance.

Je viens de désactiver la fonction qui prévient par mail les abonnées de la parution d'un nouvel article, car j'aurais l'impression de donner l'ordre "lis moi". Lira qui veut.

Dans la nuit je m'étais dit que je n'irai pas au boulot, parce que l'important est ailleurs.
Je vais au boulot.
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Je courais les petits cross de campagne dans la catégorie benjamin. J'arrivais toujours derrière Papet qui était toujours premier. Un jour, le parcours était très boueux et mon coach-papa m'a chaussé avec des pointes très longues; je me suis envolé dans la côte où Papet patinait.
A l'arrivée, une fille que je ne connaissais pas (d'ailleurs à l'époque je ne connaissais aucune fille) m'a apostrophé et m'a invité à aller faire un tour dans les bois. Une fois changé, je l'ai rejointe et je l'ai laissée m'emmener par la main, tout en faisant attention à ce qu'on ne me voit pas, parce que si on m'avait vu tenir la main à une fille : la honte !
Elle m'a dit, je l'entends encore :
"je veux bien rouler des pelles mais pas faire l'amour."
Je n'ai pas compris. Pour moi, rouler des pelles et faire l'amour c'était la même chose.

 

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Ça m’a rappelé une scène de mon enfance…ben oui, j’avais 10 ans ;-)
Un voisin – plus âgé que moi, 14 ou 15 ans- est venu me demander : « Je veux sortir avec toi », je lui ai répondu innocemment : « pour aller où ? », quoi ? j’avais 10 ans ;-)
J’éclate de rire à chaque fois que je m’en rappelle…
Commentaire n° 1 posté par: Manal(site web) le 04/12/2005 - 16:30:45
Ah l'enfance ! Cette époque où l'ont connaît deux écrivains anglais : chèksspir et  Chakèsspéare.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 04/12/2005 - 22:24:46
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Message personnel à toi qui m'écrivis via la petite boîte justement intitulée "M'écrire".

Je t'ai répondu mais j'ai eu un message en retour qui, si je traduis mal l'Anglais, m'indique que ton "quota a excédé". Autrement dit, ta boîte aux lettres électronique est pleine et mon message s'est fait refouler tel un arabe voulant exprimer ses talents de danseur sur la piste de la discothèque Charles Martel. Préviens-moi quand tu auras fait le ménage.


Message à toutezétousses.

Bah voilà trois jours que je laisse ce bloc-notes en jachère et que je me contente de répondre à vos commentaires. Je ne serai pas plus bavard aujourd'hui. Je ne vais même pas expliquer pourquoi.

 

publié par Cristophe Bert1 dans: bla-bla
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j'adore toujours ton blog, même si tu commences à céder avec beaucoup de facilité au plaisir de la grosse tête de la mièvrerie curieuse d'une jeunette qui te prend pour qui tu n'es pas pas, et d'ailleurs tu es bien mieux que ça, mais je m'embrouille, c'est sûr, tu t'exprimes mieux que moi : je me souviens de ta première note en français en seconde 6 avec Madame Vuiletet (dieu ait son âme, j'ai revu son fils une fois, lui ai demandé des nouvelles de sa mère, elle était morte d'un cancer), c'était 13/20, nous en n'en revenait pas, on avait tous 4 ou 5 dans le meilleur des cas, (moi j'avais eu 6 quand même, je crâne) et toi, en plus t'avais écrit qu'une demi-page ! facile, facile, je revois ton écriture, je me souviens aussi des poemes que tu m'envoyais à la zup quelques années plus tard, et ton yoyo, tu te souviens ? mais tout ça c'est vieux. Et aussi, tu te souviens ???? le jour où tu nous as écrit un mot en math avec Vadon, je crois que le destinaire était Benoît M. : "je ne viens pas avec vous au caf' cath' ce midi --> je vais voir une gonzesse" tu te souviens de ça ? moi oui, comme si c'était hier, et puis je suis partie à Nantes on s'écrivait et puis je sais pas ce qui s'est passé, j'aimerais que tu m'explique
Commentaire n° 1 posté par: hic haaanc hic haaanc le 27/11/2005 - 21:17:08

Houlala quel déballage !  Ca réveille ! J'ai lu, relu, rerelu, rererelu... J'en suis tout tourneboulé. Et ça fait deux fois que tu écris que tu es bourrée et désespérée. La première fois je me suis juste inquiété sans aller plus loin, je me suis dit qu'il y avait ta fille, comme si la présence d'une enfant suffisait pour que tout finisse par s'arranger. Quel con !  Et tu m'avais écrit avant que tes nuits étaient zébrées...  Je me fais un film : je saute dans un train et je cours chez toi... Mais non, comme un con je vais aller bosser  pour des patrons qui me vireront dès que ça leur chantera.

Oui je me souviens. Cependant tes souvenirs de lycée sont plus précis que les miens. Ma note (moyenne mais comparée à 6...)  je la dois à madame Cachart, prof au collège, qui m'avait bien préparé à la seconde. Je me souviens de tout le reste sauf, et ça ne va pas te faire plaisir, d'un échange épistolaire quand tu étais à Nantes. Bon voilà c'est dit. Tu peux envoyer virtuellement ton pied dans mes gonades.

Je me souviens quand nous avons dansé sur la passion selon saint Jean de Jean-Sébastien Bach.

Je me souviens d'un rendez-vous à Paris où tu n'es pas venue.

Je me souviens que ta fille, qui avait entre trois et quatre ans,  et moi jouions un soir à nous renvoyer une peluche. Elle était juchée sur un fauteuil ou un canapé, j'ai lancé la peluche maladroitement trop haut, ta fille est tombée en arrière sur le sol, heureusement sans se faire trop mal.

Je te relis...

Je veux bien admettre que je m'exprime mieux que toi, mais seulement par écrit : la parole et les gestes ne sont pas mon fort.
J'ai un avantage sur toi quand j'écris : je ne suis pas bourré.

Plutôt que de causer sur ce bloc-notes, nous pourrions faire encore plus fort : nous exhiber dans une émission de télé à la con genre Delarue.

Je te relis...

...Et je ne sais pas comment conclure. Ecris-moi pas bourrée s'il te plaît.

réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 28/11/2005 - 08:51:16
Réponse au commentaire n°1
"mièvrerie curieuse d'une jeunette": je me sens bien visée là. Je ne comprends pas le sens de toute ta phrase mais comme tu dis toi-même que tu t'embrouilles et puis surtout tu dis ailleurs que tu es bourrée et désespérée alors passons sur ma petite personne: le plus important c'est toi et que tu t'en sortes. Je te le souhaite de tout mon coeur même si je ne te connais pas.
Commentaire n° 2 posté par: la curieuse le 27/11/2005 - 23:20:00
j'ai honte et je suis désolée
Commentaire n° 3 posté par: Magali pour la curieuse le 28/11/2005 - 19:35:08
J'ai lu les commentaires. J'avais le sentiment d'être indiscrète comme si j'écoutais une conversation privée. J'ai continué à lire quand même jusqu'au bout. Vous êtes troublants tous les deux de vous parler comme ça sur un blog.
Commentaire n° 4 posté par: Souad à Paris le 29/11/2005 - 13:11:57
Oui il y a eu comme un trou dans nos vies : un trou noir c'est troublant.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 29/11/2005 - 23:40:33
hey conar!!! elle ecri quelle adore ton blog tu comprens pas c est toi quelle adore!!! elle conne aussi!!! avec sa crise de jalousi qui se boure la geule pour te dire qu elle t aime qui arive meme pas a le dire franchement!!! vous ette vrziment 2 cons tout les 2!!! fait lun pour l autre si un jour vous fette des gosses fo les foutre a la poub!!!
Commentaire n° 5 posté par: trashman le 30/11/2005 - 02:39:05

Merci fils de Macha Béranger pour cette fine analyse !

réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 30/11/2005 - 14:14:11
Arf'
Commentaire n° 6 posté par: Lili de la Vallée le 30/11/2005 - 20:12:58
Précision pour une meilleure compréhension des épisodes :
"hic haaanc hic haaanc" et "Lili de la Vallée" sont la même personne.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 01/12/2005 - 08:00:52
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Mercredi 21 décembre 2005

 

Bah voilà que j'écris ici le matin au lever. Ce bloc-notes deviendrait-il une obsession ?

C'est juste un vieux vaguement mauvais souvenir qui ne me tourmente pas. Ou bien c'est un "tourment enfoui au fond de moi" comme dirait une copine qui se prend parfois pour une psyquelquechose. Je ne crois pas. J'ai dans l'idée de montrer un côté pas joli-joli de moi, histoire de compenser les récits où je m'auto-flatte. Honnêteté ? Pas vraiment parce que c'est sur un moi ancien que j'écris, je ne suis plus tout à fait le même.

 

C'était il y a… 10 ans ? 15 ans ? Un lendemain de fête. Nouvel an ? Il y avait Fred B, Laurent Passtoutgrain, Jérôme Hinault et Marie sa dulcinée. Si je ne me trompe pas, j'avais fait la connaissance de Marie la veille en préparant la fête. Je jouais à dire des ignominies, je ne sais plus lesquelles. Marie en fut la cible. Mon aveuglement à vouloir à tout prix amuser la galerie m'a fait dépasser les borgnes. Marie est partie en pleurant. Jérôme Hinault l'a suivie et j'ai dit, je m'en rappelle très bien, d'autant plus que les autres me l'ont rappelé plus tard :

 

"Va la rejoindre, c'est tout ce que tu mérites."

 


Peu à peu, j'ai eu bonne estime de Marie. Je trouvais qu'elle était celle qu'il fallait à Jérôme Hinault, que c'était une chance pour lui d'avoir rencontré Marie. J'ai essayé de faire ressentir ma bonne estime dans mes "Bonjour Marie", je doute du résultat.

 


Une lectrice qui signe ses commentaires "Ton amie" m'a conseillé de m'exprimer aussi dans la vraie vie. C'est ce que je vais faire. Je vais imprimer ce bla-bla et l'envoyer à Marie. J'espère qu'elle n'a pas changé d'adresse.

 

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Quel mec odieux
un mec aux yeux
des yeux, un oeil ? allez, un oeil...
Commentaire n° 1 posté par: She le 17/11/2005 - 21:40:56
Tu progresses mais tu peux faire mieux encore : t'exprimer de vive voix.
Commentaire n° 2 posté par: Ton amie le 18/11/2005 - 17:41:58
    Oui Macha. Je te promets d'essayer.  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 19/11/2005 - 15:57:49
Odieux oui vraiment.
Commentaire n° 3 posté par: Attila le 18/11/2005 - 18:54:36
    Attila, j'aime ce nom. Il paraît que Attila l'unique le désherbant n'était pas si barbare qu'on le dit. Dick Annegarn a fait une chanson "Attila Jozef". Attila Jozef était un poète hongrois; je ne l'ai jamais lu.  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 19/11/2005 - 16:09:13
au moins, tu es
moi aussi, je suis : bourrée et désespérée
Commentaire n° 4 posté par: hic le 18/11/2005 - 22:48:42
    Bourrée ce n'est pas grave, désespérée c'est inquiétant.  
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 19/11/2005 - 16:10:56
Si c'est grave, parce que je suis encore bouurrée, et toujours désespéréée
Commentaire n° 5 posté par: hic hic hiii hourra le 27/11/2005 - 21:01:18
tout bien considéré, j'aurais du être odieuse, en fait
Commentaire n° 6 posté par: si, si, ji'ai été conne le 27/11/2005 - 21:03:27
Tiens, au fait, samedi dernier j'ai vu Jérôme D. dans la rue, il était penché au-dessus d'une poussette, mais j'ai pas vu le baby
Commentaire n° 7 posté par: Muguette du Mont César le 01/12/2005 - 22:51:27
Jérôme vomissait-il dans la poussette ?
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 02/12/2005 - 00:57:07
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Mercredi 21 décembre 2005
23h40, de retour de l'Européen.

Je copie-colle un échange via la messagerie électronique  qui a égayé ma journée de boulot. Seul le prénom est modifié.

1) J'ai écrit :

> -----Message d'origine-----
> Date:    jeudi 29 septembre 2005 10:50
> Objet:    plan de table
>
> Chère cheftaine de table,
>
> Vous pouvez modifier le plan de table à votre guise, je ne serai pas
> encore des vôtres à la cantoche aujourd'hui. Cette fois c'est pour raison
> personnelle. Je n'ai rien contre vous, bien au contraire; je regrette de
> rater quelques épisodes du feuilleton de votre vie; par exemple je ne sais
> pas si Samantha a acheté sa nuisette...
>

2) On m'a répondu :

> -----Message d'origine-----
> Date:    jeudi 29 septembre 2005 10:55
> Objet:    RE: plan de table
>
> Et bien tant pis pour toi.
>
> Samantha n'a pas acheté de nuisette, mais un beau pyjama en satin avec
> le petit haut très sexy et la petite veste qui va par-dessus; C'est
> dommage que tu ne puisse pas la voir avec...
>
> A un de ces jours alors...
>
> LA CHEFTAINE

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Mercredi 21 décembre 2005

 

La décision et le rendez-vous sont pris. Ma santé mentale laissant à désirer, je vais consulter un médecin.

Il y a quelques jours j'ai pensé aller voir une psy, dans l'optique de faire appel à une professionnelle plutôt que de continuer à ennuyer une amie qui a déjà bien des soucis. Puis j'ai abandonné cette idée, doutant qu'une psy soit efficace et craignant de tomber sur un charlatan.

Quand j'étais collégien, j'ai fait quelques fugues suite auxquelles j'ai été amené chez deux psy-quelque-chose, en vain; je n'en garde ni bon ni mauvais souvenir.

J'ai rendez-vous demain midi avec une généraliste, la doctoresse Pic. Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup, "Pic" est un nom amusant pour un médecin. Je n'ai pas peur des piqûres, j'ai peur de devoir prendre des pilules qui font du bien quelque part mais qui sont néfastes ailleurs. Si on m'en prescrit, il se peut que je ne les prenne pas.

Il y a de nombreuses années que je n'ai pas vu d'autre médecin que ceux de la médecine du travail, cette consultation sera au moins l'occasion de faire une révision générale de mon état physique. Pour le reste, j'ai grand peur de ne pouvoir m'exprimer.

 

publié par Cristophe Bert1 dans: histoires vécues
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Commentaires

Je pensais que tu allais mieux, enfin, c'est ce que j'avais dû comprendre... Je dois rien comprendre, en fait.
Commentaire n° 1 posté par: Li'l'a'bo le 17/12/2005 - 10:48:32
Si tu ne comprends pas, c'est uniquement parce que je suis incompréhensible.
Je ne suis plus en crise comme je l'ai été,
je suis pluss lucide, j'ai retrouvé un peu d'humour, d'auto-ironie mais, j'ai toujours une sorte d'angoisse paralysante. Le mot "angoisse" ne représente pas tout à fait ce que je ressens mais je n'en trouve pas d'autre.
Bientôt ma consultation. Je vais marcher un peu avant, la marche éclaircit souvent mon cerveau.

réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 17/12/2005 - 11:33:02
Je pense à toi. J'espère que la Doctoresse Pic a pu t'aider. Je sais que des fois c'est très difficile de s'exprimer, c'est même frustrant, et pour la personne qui veut parler et pour celle qui l'écoute, c'est difficile, oui, mais ce n'est pas impossible. Il faut juste s'armer de patience ;-). Je suis sure que ça ira...
C'est vrai que je suis à plus de 2000 km de chez toi, mais si jamais un jour tu as envie de parler ;-), ou d'écrire, sache que je serai là.
Commentaire n° 2 posté par: Manal(site web) le 17/12/2005 - 12:13:54
Mille sincères mercis Manal !  Je ne sais quoi te dire d'autre.
Tu pourras lire ailleurs que j'ai parlé.
réponse de: Cristophe Bert1 (site web) le 17/12/2005 - 15:43:05
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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