Avant, le 24 mai, s'ouvre une exposition de deux jeunes artistes qui oeuvrent à quatre mains :
Inutile d'enregistrer cet article, tu retrouveras tout le temps les informations en haut à gauche dans la rubrique "Sortir est permis".
Piste Scrotum : jeudi à 20h30, à la maison de la radio, enregistrement en public de l'émission
Equinoxe. Je ne sais pas quels musiciens joueront mais il y a toujours du bon dans Equinoxe.
Au départ, le Hongrois Rezső Seress chanta Szomorú Vasárnap.
Puis, pas tout à fait dans l'ordre chronologique,
Erika Marozsán chanta Das Lied vom Traurigen Sonntag,
Billie Holiday chanta Gloomy Sunday,
Claire Diterzi chanta Sombre Dimanche.
Et, pour les oreilles qui ne sont pas rassasiées, voici Gloomy Sunday par :
Elvis Costello
Sinead O'connor
J'aurai pu ajouter d'autres versions de Gloomy Sunday...
J'ai préparé ce billet jeudi dernier en début de soirée, mon humeur n'avait rien de sombre. Espérons que ce soit pareil en
ce dimanche. Quant au temps qu'il fait, je m'en fiche !
Piste Scrotum : Tu peux mirer et ouïr Claire Diterzi dans des chansons à elleen cliquant ici.
« Un samedi au mois d’août, tu sors de chez toi en tenue de tennis accompagné de ta femme. Au milieu du jardin, tu lui fais remarquer que tu as
oublié ta raquette à la maison. Tu retournes la chercher, mais au lieu de te diriger vers le placard de l’entrée où tu la ranges d’habitude, tu descends à la cave. Ta femme ne s’en aperçoit pas,
elle est restée dehors, il fait beau, elle profite du soleil. Quelques instants plus tard, elle entend la décharge d’une arme à feu. Elle accourt à l’intérieur de la maison, elle crie ton nom,
remarque que la porte de l’escalier qui conduit vers la cave est ouverte, y descend et t’y trouve. Tu t’es tiré une balle dans la tête avec le fusil que tu avais soigneusement préparé. Tu as
laissé sur la table une bande dessinée ouverte sur une double page. Dans l’émotion, ta femme s’appuie sur la table, le livre bascule en se refermant sur lui-même avant qu’elle ne comprenne que
c’était ton dernier message. »
Ceci est le début de "Suicide", récit de Edouard Levé.
Voici d'autres extraits :
« Si tu vivais encore, tu serais peut-être devenu un étranger. Mort, tu es aussi vivant que vif. »
« Des regrets ? Tu en eus pour la tristesse de ceux qui te pleureraient, pour l'amour qu'ils t'avaient porté, et que tu leur avais rendu. Tu en
eus pour la solitude dans laquelle tu laissais ta femme, et pour le vide qu'éprouveraient tes proches. Mais ces regrets, tu ne les ressentais que par anticipation. Ils disparaîtraient avec
toi-même : tes survivants seraient les seuls à porter la douleur de ta mort. Cet égoïsme de ton suicide te déplaisait. Mais dans la balance, l'accalmie de ta mort l'emporta sur l'agitation
douloureuse de ta vie. »
Voici ce que dit l'éditeur de Edouard levédans une entrevueà propos du
livre "Suicide" :
« Edouard Levé m'a donné le manuscrit le 5, précise Paul Otchakovsky-Laurens lors de notre entretien dans les bureaux de la maison P.O.L. Je lui
ai téléphoné le 8 pour lui dire que j’avais été complètement saisi par le livre ; nous avons pris rendez-vous pour le 18 afin de discuter de sa parution ; il s’est suicidé le 15. »
Moi aussi j'ai été complètement saisi par ce livre. Et j'appris après l'avoir lu que Edouard Levé s'est suicidé. Brrr...
J'avais annoncé dans la rubrique "Sortir est permis" (en haut à gauche) une exposition les 26 et
27 mai. Samedi soir, j'ai vu l'une des deux artistes, elle m'a dit qu'elle s'était trompée et que l'exposition avait eu lieu les 26 et 27 avril...
Victor Démé, chanteur du Burkina-Faso qu'on peut y ouïr en quatrième sera en concert à Paris à l'Européen, le mardi 20 mai, à 20h30.
C'est 20 €.
J'ai programmé la publication de deux articles, l'un le matin du 14 (demain), l'autre le matin du 15. Peut-être en ajouterai-je,peut-être viendrai-je seulement pour répondre aux éventuels commentaires,peut-être ne reviendrai-je que le 16...
Le Grand Bâtard dit à ses disciples Pantamelos et Algopédant : "C'est le propre des jeunes comme vous d'être fascinés par les sorciers et les sortilèges, et de penser qu'eux seuls ont le
privilège de donner la chance et de changer la vie.
Mais il existe d'autres personnes qui accomplissent des prodiges et des miracles, cachées dans les recoins des villes et de l'histoire.
Si tu vois un sorcier avec un couvre-chef de plumes d'ororoko qui marche sur les toits, fait voler les kiosques à journaux et tomber de la poudre d'or sur les passants, il se peut que toute ta
vie soit sur le point de changer, mais il est beaucoup plus probable que tu sois en train de voir un clip.
Si tu vois une personne qui ne se résigne pas aux cérémonies de son époque ; qui, précieuse et invisible, aide ses semblables même si on n'en parlera jamais publiquement, qui ne parcourt pas les
champs de bataille sur le cheval blanc de l'indignation mais qui, avec honte et pitié, marche au milieu des blessés, c'est un sorcier.
Lorsqu'il n'y a plus rien à apprendre, quitte l'école.
Lorsqu'il n'y a plus rien à entendre, n'écoute plus.
Si certains te disent : il est trop facile de rester en dehors, cela signifie qu'ils sont dedans jusqu'au cou.
Va loin, d'un seul pas."
Ce que tu viens de lire (enfin j'espère...) est la page 127 du roman deStefano Benni, "La
Compagnie des Célestins". Quelques extraits du Livre du Grand Bâtard sont parsemés comme des pauses dans le trépidant récit.
Présentation de l'éditeur
Une sombre prophétie pèse sur la Gladonie, pays riche et corrompu, gouverné très médiatiquement par l'Egoarque Mussolardi.
Trois gamins courageux — la Compagnie des Célestins — parviennent à s'enfuir de l'orphelinat des cruels Zopilotes. Leur but : participer au Championnat mondial de foot de rue, sport ultrasecret
et ultrarebelle, le plus noble et le plus indomptable du monde, antithèse du foot mercantile, qui doit justement se dérouler, cette année-là, en Gladonie. D'autres équipes, venues du monde entier
par les moyens les plus loufoques, les rejoindront, alors que le pouvoir et les médias, incarnés par deux journalistes sans scrupules, les pourchassent. Mais il faut compter avec le Grand Bâtard,
"l'étranger qui hante le seuil entre le jour et la nuit, (...) protecteur de tous les orphelins du monde, Bouddha des errants, comète des ruelles"...
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Tu n'as pas envie de lire "La Compagnie des Célestins" ? C'est ton droit... Mais lis alors un autre livre de Stefano Benni !
d:-) Par exemple un excellent roman sorti en collection de poche :Saltatempo, le livre que
j'ai eu le pluss de mal à terminer, parce que trop d'émotions poignantes...
Je publie ici "Monkey Banana" de Fela Kuti ici carMuxtape, outre d'être limité à douze morceaux, ne permet pas non plus de "gros" fichiers. Or, "Monkey Banana" dure
11 minutes 29.
Peu après avoir fait ouïr le morceauAnnobón, composition de Aldo Romano, j'ai découvert en
parcourant le livret d'un disque que la musique de la chanson "Rimes", chantée par Claude Nougaro, a été écrite par Aldo Romano. Voici "Rimes" (le texte est de
Claude Nougaro) :
Annobón est une île de 17 km2 appartenant à la Guinée Equatoriale.
Le nom d'Annobón me serait inconnu si l'île n'avait inspiré à Aldo Romano l'une des musiques qui, depuis une dizaine d'années, me prend au
coeur et me touche les tripes.Annobónest jouée par Aldo Romano, Louis
Sclavis et Henri Texier.
Annobón estextrait de l'excellent album "Carnet de route" dans lequel Romano,
Sclavis et Texier se partagent les compositions. Le Querrec est le nom du photographe qui a accompagné les trois musiciens lors de leur périple
africain.
Je parle là d'artistes et d'un disque archi-connus qu'on ne devrait pas avoir à présenter mais l'ignorance de certaines personnes qui passent ici me fait pitié. d;-) Inutile de me
remercier, je me suis avant tout fait le plaisir de re-ouïr cette musique.
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