Vendredi 16 mai 2008
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17:02
[ second article du jour ]
Mardi dernier à la sortie de la maison de la radio, une connaissance et moi discutions.
Elle me montra une brasserie et me déconseilla d'y manger, c'est d'après elle cher et pas très bon. Je lui indiquai alors un restaurant proche : " Là-bas c'est pas mal. J'me rappelle
pas combien c'est parce c'est ma copine qui a payé mais je crois que c'est pas pluss de vingt euro par personne. " Elle me remercia du conseil et nous partîmes chacun de notre
côté.
Seul, je repensai à ce que je venais de dire à propos du restaurant. Quand je disais "ma copine", c'était [...]. Je m'aperçus que j'avais pensé à elle (il
y a eu ce que j'ai dit et, en même temps, des souvenirs qui sont remontés) sans que je perde de ma légèreté. Je me suis dit
: "Ouah !!! Je suis vivant !!!". Et si j'avais eu une canne ou un parapluie, j'aurai fait la majorette avec...
Aujourd'hui, je me sens toujours aussi vivant. Je modère mon enthousiasme car j'ai connu des moments où je me sentais bien puis, soudainement, plouf... Néanmoins, j'ai d'autres signes de
guérison :
- Justement mardi dernier, j'étais là où il m'avait été auparavant difficile de retourner sans [...] et je n'ai pensé à elle qui pendant deux heures se collait tendrement à moi que furtivement.
- Quelques jours avant, j'ai "furieusement" désiré une charmante. Pas uniquement pour vidanger mes génitoires...
J'ai appris que la charmante n'est pas libre mais c'est une autre histoire, l'important c'est le retour du désir.
- Le retour du désir s'est confirmé depuis...
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Par Cristophe
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Jeudi 15 mai 2008
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Photographies prises dimanche dernier
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Par Cristophe
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Mercredi 14 mai 2008
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Photographies prises jeudi dernier
L'artiste
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Par Cristophe
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Mardi 13 mai 2008
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[...] et moi avons (avions ?) un copain en commun. Le temps de ce billet, je vais l'appeler
Melchior.
Elle connaît Melchior depuis une douzaine d'années. Je le connais depuis deux ans environ. Melchior ne sait pas que [...] et moi nous
connaissons.
J'avais proposé à [...] d'aller voir Melchior tous les deux un soir de début janvier, je pensais que ça pourrait être amusant, mais
elle n'avait pas envie de le voir.
Ce que [...] m'a raconté à propos de ses rapports avec Melchior :
Il a débarqué chez elle vers quatre heures du matin après qu'il a pété un plomb dans la nuit.
Elle n'a pas eu de nouvelles de lui pendant des mois, il est réapparu deux heures après que sa tendre compagne est partie en voyage.
Le jour où [...] comptait sur Melchior, il lui a fait faux bond.
Quand je vois Melchior, après un "comment vas-tu ?" qui n'attend pas vraiment de réponse, il me parle de ce qu'il a fait, de ses projets... S'il s'enquiert de ce que je pense, c'est lié à ce
qu'il fait. Bref, Melchior est excessivement tourné vers sa personne.
Dans un jour sombre de mars ou d'avril, j'ai rapproché le comportement de Melchior et le comportement de [...]. Je les ai vus tous les deux semblables. Des exemples étayaient ma pensée, cependant, ma pensée était simpliste, pervertie
par ma douleur, je ne voyais que par le petit bout d'une lorgnette. Peut-être un besoin de m'accrocher à quelque chose afin de vomir [...] ; la grande théorie du rejet après l'amour blablabla...
Ca a peut-être été le cas, si ça l'a été, je n'en suis plus là.
Aujourd'hui avec du recul, bien qu'autre chose puisse s'ajouter à cette pensée que j'avais, je sais que [...] n'est pas Melchior. La ressemblance existe, hélas, mais [...] est loin d'être
totalement mauvaise... d:-)
Mon propos ici, comme dans le billet sur le chaton, n'est pas de faire passer [...] pour un monstre. Comme je l'ai déjà écrit, je veux m'assurer que "j'évacue bien". ("bien"
ne veut pas dire que je suis forcément juste dans tout ce que j'écris.)
Quant à Melchior, je crains qu'il soit irrécupérable. Mais il a aussi un côté attachant.
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Par Cristophe
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Dimanche 11 mai 2008
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Carmelo lisait dans sa langue un auteur italien dont j'ai oublié le nom. Je lui ai parlé de Stefano Benni, Carmelo aussi l'aime. A son tour,
il a parlé de Italo Calvino, en particulier de "Le vicomte pourfendu" (un vicomte est coupé en deux dans une bataille, ses deux moitiés continuent à
vivre, l'une fait le bien, l'autre le mal...). Je dis "Le vicomte pourfendu", Carmelo dit le titre en italien, mais nous parlons bien du même...
Pour conclure cette semaine italienne, ce dimanche je mange des pâtes ! Dommage que je n'aie pas de parmesan...
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Par Cristophe
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Samedi 10 mai 2008
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15:52
[ troisième article du jour ]
C'est pour moi un signe de re-vie depuis quelque temps : je me balade toujours avec mon appareil-photo et j'ai souvent envie de prendre
des clichés. Autrement dit, en psychologie à deux centimes d'anciens-nouveaux francs : je ne suis plus tourné vers mon mal intérieur et je regarde ailleurs.
Parfois, je photographie n'importe quoi...
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Par Cristophe
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Vendredi 9 mai 2008
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12:50
[ quatrième article du jour ]
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Par Cristophe
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Vendredi 9 mai 2008
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12:45
[ troisième article du jour ]
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Par Cristophe
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Jeudi 8 mai 2008
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03:27
Le 7 mai, j'ai effectué une observation en milieu urbain dans une partie du onzième arrondissement de Paris (vue ci-dessous).
La flèche verte indique l'entrée principale du square dans lequel la plupart des observations ont été
effectuées. Les flèches rouges n'ont aucune importance dans cette étude.
Il ressort de cette observation que 98 % des femmes vêtues d'une jupe blanche ou d'un pantalon blanc portent un sous-vêtement de type string, ou s'y apparentant, de couleur bleue claire.
Il est à noter que j'ai fait bien involontairement cette observation : sous un tissu blanc léger, le bleu, même clair, "saute aux yeux".
Je m'interroge quant à la prédominance du bleu clair. Cette couleur serait-elle à la mode ?
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Par Cristophe
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Mercredi 7 mai 2008
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13:04
[ Second article du jour ]
Je m'assois sur un banc, les rayons du soleil sont filtrés par un feuillage, juste ce qu'il me faut.
Je ne lis pas les journaux que je viens d'acheter, des idées me sont venues en marchant, il faut que je les
écrive.
Je bleuirai (j'écris à l'encre bleue) quatre pages de carnet bien serrées, contrairement à mon habitude presque sans ratures, parce
que j'ai réfléchi longuement, tourné-retourné chaque phrase avant de la poser.
De temps en temps, j'entends les pas caractéristiques d'un petit nenfant, je lève les yeux de mon carnet parce que les petits
nenfants, souvent, c'est marrant. A chaque fois, le petit nenfant s'arrête, me regarde, me sourit. Je lui dis bonjour, je regarde vers la personne qui le suit quelques pas derrière, parce que les
mamans, parfois, c'est charmant ; et, à chaque fois, je vois une mamie.
Les mamies aussi ont leur charme, mais ce n'est pas ce charme-là que j'espérais.
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Par Cristophe
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