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Pourquoi " En route pour la joie ! " :   résumé

"
Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges
"La vie, c'est merveilleux, bien sûr quand c'est vivable", Bernard Dimey

2    là à m'aimer. Enfin je l'espère...  d:-)

Mercredi 1 février 2006

Charlie Hebdo est un journal critiquable. Mais on peut y lire les chroniques du très estimable médecin urgentiste Patrick Pelloux. Voici l'une de ses chroniques.

Racket modérateur

Monsieur, il faut que nous vous gardions à l'hôpital : votre asthme se complique et vous avez une pneumopathie. " Non. Je n'ai pas les moyens d'avoir une complémentaire, je ne pourrais pas payer. Avec les pensions alimentaires de mes enfants, le loyer, les crédits et mon salaire de 2000 euros, à la fin du mois, il me reste à peine deux à trois cents euros  "... A quarante-cinq ans, il n'est ni vieux, ni pauvre. Mais voilà, avec ses problèmes, le divorce, les frais, il ne lui reste pas grand-chose à la fin du mois. Nous l'avons gardé, dans notre salle commune, pendant deux jours. Il n'a rien dit. Comme il allait mieux, il est rentré chez lui. On s'est arrangé pour qu'un collègue le revoie en consultation publique.

Victorine, 98 ans, ne voulait pas venir. Mais sa fille, 72 ans, ne pouvait plus s'en occuper, sa petite-fille, 50 ans, est en province et ses petits-fils ne passent que " de temps en temps ". Après quatre jours de gastro-entérite1, la déshydratation est majeure. Nous devions la garder à l'hôpital. Victorine n'est pas du tout démente, et elle sait ce qu'un sou représente. Elle a calculé ce que coûtera son hospitalisation : au moins 58 % de son revenu minimum vieillesse (450 euros par mois). Heureusement, on a pu trouver une solution avec le service social...

On assiste à un phénomène nouveau : des malades qui ne sont pas démunis mais qui, sachant ce que l'hospitalisation leur coûtera, laissent évoluer leur maladie, arrivent aux urgences dans un état grave et refusent l'hospitalisation. Désormais, par la grâce de nos gouvernants, non seulement la maladie vous affaiblit, mais, en plus, elle vous appauvrit.

Pour les députés UMP, la vie est simple : les riches doivent rester riches car ils le méritent, les pauvres doivent devenir encore plus pauvres, car, s'ils ne sont pas riches, c'est qu'ils l'ont voulu. Tout comme les malades des urgences, qui se sont blessés ou sont tombés dans le coma exprès pour faire chuter la croissance.

En 1945, le ticket modérateur a été créé pour que les malades participent aux frais des soins. Son taux varie : 20 % à votre charge à l'hôpital, 30 % pour les consultations. Mais les coûts ont tellement évolué depuis sa création que le montant du ticket modérateur est devenu de plus en plus élevé pour les malades.

En 1982, la Sécu a commencé à creuser son trou, qui est depuis devenu un gouffre, pour la plus grande joie de ceux qui ne pensent qu'à détruire notre système de santé, et le forfait journalier fut alors inventé, pour que les malades participent " aux frais d'hébergement et d'hôtellerie ". A l'époque, on leur demandait l'équivalent de 3,05 euros par jour. Aujourd'hui, c'est 15 euros par jour, soit une hausse de 428,5 % en 24 ans ! Pour des conditions de propreté parfois douteuses, et une nourriture souvent très frugale... Et de plus en plus de suppléments sont demandés aux malades lors de leur hospitalisation (chambres individuelles, consultations privées dans les hôpitaux publics, etc.).

En janvier 2005, pour " responsabiliser les malades ", le gouvernement inventait le forfait de 1 euro par consultation. En janvier 2006, naissance d'un nouveau forfait de 18 euros, payable au-delà de 91 euros de dépenses à l'hôpital. C'est à dire, quasi systématiquement : dès les premières vingt-quatre heures d'une hospitalisation avec, par exemple, une radio du thorax, un électrocardiogramme et un bilan sanguin minimal, vous en êtes à plus de 500 euros...

Pour faire face à cette inflation des frais, nous sommes donc invités, par des publicités fleurissant un peu partout, à nous ruer sur les complémentaires santé, en particulier celles qui remboursent la margarine sans cholestérol.

Avant, on travaillait pour vivre, désormais, il nous faudra travailler pour se soigner. Et manger ? Allons, nous savons tous que la maladie coupe l'appétit.

 

1. En pleine épidémie de gastro, qui précède généralement de quelques semaines l'épidémie de grippe, il n'y avait plus un seul lit de disponible ces derniers jours en Ile-de-France pour hospitaliser les malades des urgences.

 

Patrick Pelloux, Charlie Hebdo du 11 janvier 2006.

Autre chronique : Les nouveaux monstres 2006

publié dans : bla-bla par Cristophe
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Mardi 31 janvier 2006



Un joli cadeau que vient de me faire Manal.
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Mardi 31 janvier 2006

Dans ma boîte, on cherchait une ressource humaine pour répondre à un besoin et on m'avait demandé si mes  compétences étaient en adéquation avec ce besoin. En termes non-DRH, je m'étais proposé pour un boulot. Je m'attendais à un "oui" ou à un "non" mais pas à ça :

 Je te confirme que je ne maintiens pas ma demande pour avoir une ressource ACCESS en back-up de Karine. L’association APRES ayant décidé de ne pas donner suite à leur demande.

 

 

 Je te remercie en tout cas de ta proposition.

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Mardi 31 janvier 2006

J'écoute les informations à la radio et j'apprends que va sortir au cinéma "Les bronzés n°3".

Je ne savais même pas qu'il y avait eu "Les bronzés n°2".

publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Lundi 30 janvier 2006
J'entends une chanson de La Rue Kétanou :

J'ai trouvé l'prénom d'mon fils,
J'ai trouvé l'prénom d'ma fille,
Mais je rame je rame je rame,
Pour trouver l'prénom d'ma femme.
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Lundi 30 janvier 2006

Je n'ai qu'un vague souvenir de ce rêve. Voici ce qu'il en reste.

Je suis en voiture avec ma maman au volant. Un ballon de football tombe dans la voiture, à l'arrière. J'ouvre la vitre et lance le ballon à une bande d'enfants. Plus loin, le même ballon retombe dans la voiture. Je regarde à l'arrière, il n'y a qu'une vitre entrouverte, comment est-il rentré ? J'aperçois un type que je connais vaguement, en pantalon noir, veste noire et chemise blanche; je lui jette le ballon. Il joue à le faire rebondir sur son pied. Un second ballon identique puis un autre différent arrivent dans la voiture.

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Lundi 30 janvier 2006
Je n'aime pas Mozart. Cette "Année Mozart" aura au moins eu le mérite de me rappeler ces paroles de Pierre Desproges :

Plus précoce que Mozart tu meurs ! Songez que Mozart était tellement précoce qu'à 5 ans, il avait déjà composé le boléro de Ravel !

A 11 ans, accompagné par le quatuor Amadeus, il avait déjà déshonoré sa cousine, la petite Koechel 506.

Mozart était tellement précoce, et là vous pourrez vérifier, qu'à 35 ans, il était déjà mort ce con !
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Lundi 30 janvier 2006

 A propos de ce médicament-drogue qu'est le Lysanxia, on m'avait conseillé, au lieu d'avaler une pilule, d'en mettre un quart sous la langue afin que ça fasse autant d'effet, sans risque de dépendance.

J'ai du faire un gros effort ce matin dans mon boulot pour rester attentif et participer. Puis, j'ai eu comme un contre-coup.

13h55 : je teste pour la première fois le morceau de Lysanxia sous la langue. Le goût est dégueulasse. Je me demande si je ne vais pas vomir...

15h15 : le Lysanxia m'a fait du bien. Je n'ai pas vomi, je mange du chocolat et bois beaucoup d'eau pour me débarrasser du mauvais goût.

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Dimanche 29 janvier 2006

Cette photo n'est pas de moi.
Merci à Google Earth et à celle qui me l'a fait découvrir.
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Dimanche 29 janvier 2006
L'entrée

J'habite au fond de la cour à gauche. On ne voit pas l'entrée sur la photo. Le couloir qu'on aperçoit mène au local garage à bicyclettes.


Rachel, la gérante, est sympathique.
Mais il arrive qu'elle gronde !

Aujourd'hui, cette affiche est toujours là.


La cour telle que je la vois
quand je sors mes poubelles.

Dans cette cour, en juin, est organisé un repas réunissant les voisins. A chaque fois qu'il a eu lieu, j'étais loin de Paris.


Au troisième étage, ma porte.

J'ai trois verrous, je n'en ferme qu'un. Mes prédécesseurs avaient-ils peur des cambrioleurs ?
Je suis entouré de voisines. En face, vivent une quarantenaire et sa fille d'environ seize ans. La maman va souvent en Chine. Elle est Française et parle Chinois, en pluss du Français. En dessous, une descendante de Georges Méliès vit seule. Un jour, elle m'avait donné une invitation pour une exposition Méliès. Peu après, de la Corrèze, je lui avais envoyé une carte postale.  Ca lui avait fait plaisir. Au dessus, madame Natali, sa fille et son homme ont laissé récemment la place à deux jeunes Américaines qui font souvent la bringue. La première fois que je les ai croisées dans l'escalier, l'une d'elles est tombée sur le cul; elle était bourrée.


La vue de la fenêtre de ma cuisine.

Les parisiens s'aiment très fort alors ils vivent très près les uns des autres.
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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