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Pourquoi " En route pour la joie ! " :   résumé

"
Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges
"La vie, c'est merveilleux, bien sûr quand c'est vivable", Bernard Dimey

2    là à m'aimer. Enfin je l'espère...  d:-)

Samedi 29 mars 2008
Je vais me passer un petit moment de soliloquer ici. Je vous laisse, au moins pour le ouikènnd, avec de la musique ici :



Je vais répondre aux derniers commentaires puis je m'en vais vraiment.

A la prochaine !

 
publié dans : Ailleurs par Cristophe
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Vendredi 28 mars 2008
Guillevic a publié en 1986 une série de douze poèmes intitulée "La plaine" ; voici les trois derniers.


Combien de temps
Durent nos épousailles
Et leurs répétitions ?

Quand l'union
En est là,

Qui donc
Déclencherait le chronographe ?

Il faut
En venir au point

Où l'on ne sait plus
Ni début ni fin.

~~~~~~~

On se sépare,
Plaine,
Mais on se revient.

On n'a jamais fini,
Jamais été jusqu'au fond.

Il y a et c'est là,
Il y a encore

Quelque chose à découvrir,
A inventer,
A vivre en tout cas,

Un nombril toujours
A quoi se sustenter.

~~~~~~~

Je suis tout petit,
Je le sais bien.

Et toi tu es grande,
Je dirais immense
Si j'aimais les adjectifs.

Je suis petit,
Ca ne fait rien,

Ce n'est pas une question
De dimension,

C'est une question de force,
Une question de besoin.

Je ne me sens pas
Perdu en toi,

Mais voguant en nous,
En cette sphère que nous créons.
 

publié dans : bla-bla par Cristophe
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Jeudi 27 mars 2008

Voilà Cyril, 20 ans, entre deux flics. « T'as l'argent ? » grogne-t-il à Sabrina, une fille à l'oeil poché, mère de son bébé. Cyril l'a cognée, traînée par les cheveux. Pour « la rafraîchir », il lui a jeté de l'eau au visage avant de la frapper encore. « Cinq condamnations, grommelle le président, et déjà des violences, vous êtes en récidive ! » Aux policiers, Sabrina a raconté : « Ce n'est pas la première fois, et l'autre jour il m'a menacée d'un sabre... » Cyril a une voix triste : « Quand on me provoque, j'ai l'alcool méchant... Et si je bois, c'est pour oublier que mon frère est décédé... » Sabrina se dresse, tremblante : « Je me rétracte, je veux pas qu'il aille en prison... – Ca ne sert à rien, madame, ce qui est arrivé est arrivé ! » Le procureur gronde : « 4 mois, plus la révocation de son sursis » Il menace : « Et si vous ne révoquez pas ce sursis, je n'en demanderai plus jamais ! Car cela voudrait dire que les peines perdent leur sens ! » Six mois ferme, révocation comprise, mais pas de peine plancher. Sabrina se rue dans le couloir. « Va mettre l'argent sur mon compte à la taule ! ordonne le menotté – Oui, oui, t'en fais pas, je suis là ! », renifle la fille en larmes.

 

 

Extrait de la rubrique « coups de barre »
de
  Le canard enchaîné du 19 mars 2008.

 
Le titre de l'article est de moi.

publié dans : bla-bla par Cristophe
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Mercredi 26 mars 2008
[ second article du jour ]

Ma maman, 1m56 :


" J'achète des pantacourts, ça me fait des pantalons. "
 
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Mercredi 26 mars 2008
[ Ici devrait s'afficher une photographie. ]
16 mars 2008, 22h03.
Le jeu est le
carrom.
 
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Mardi 25 mars 2008

Quarante ans


Quarante ans, quarante ans, mais c'est le bout du monde !
Je me suis dit cela, c'était à peine hier,
Et voilà qu'aujourd'hui c'est question de secondes...
Quarante ans, pas déjà... Sinon à quoi ça sert
D'avoir eu dix-huit ans, des cerises à l'oreille
Et des fleurs aux cheveux, d'avoir tout espéré ?
L'amour à lui tout seul était une merveille,
Et puis le temps passait, dont je n'ai rien gardé.

Quarante ans, quarante ans, c'est presque ridicule...
Je n'ai rien fait du tout, sinon quelques erreurs.
L'innocent que j'étais, je le vois qui recule.
Il peut bien s'en aller, je le connais par coeur,
Je le connais déjà depuis quarante années,
De face et de profil, en noir et en couleur,
Et ses anges gardiens, et ses âmes damnées,
Je sais ce qui l'enchante et qui lui fait peur...

Quarante ans, quarante ans, non ce n'est pas possible,
Pas aujourd'hui, demain, une semaine ou deux...
Hier on me traitait encore d'enfant terrible !
Comment aurais-je fait pour être déjà vieux ?
Quarante ans, oui, déjà... C'est beaucoup pour mon âge.
Pauvre petit jeune homme, on a des cheveux gris,
On est un peu morose, on va devenir sage,
On n'a pas fait grand chose et l'on n'a rien compris...

À quarante ans passés, la jeunesse commence,
Je vais me répéter ces mots-là tous les jours,
Je vais déambuler en pleine adolescence,
Perdre mes illusions, réinventer l'amour...
Quarante ans, quarante ans, c'est l'âge du bonheur,
Pour l'homme que je suis, c'est l'âge des victoires,
Et j'ai tout ce qu'il faut pour faire un beau vainqueur,
Mais... déjà quarante ans, je n'ose pas y croire.

 



Texte extrait du recueil "Je ne dirai pas tout"

Je suis un jeune quarantenaire et ce texte a en moi quelques résonnances ("On n'a pas fait grand chose et l'on n'a rien compris...")...

Autre texte de Bernard Dimey, du même recueil :
Je ne dirai pas tout

Bernard Dimey chanté par Fanch :  Moi qui n'ai rien écrit

Encore pluss de Bernard Dimey sur :  http://dimey.online.fr/

 
publié dans : bla-bla par Cristophe
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Lundi 24 mars 2008
[ troisième article du jour ]

Hier soir.
Après dîner, des copines et copains se mettent à jouer, d'autres les regardent, et moi je m'isole pour lire les journaux. Je ne pensais pas du tout à [...] ; une copine vient me voir et me dit : "Alors tu t'en es remis de ta copine ?".

Rentré chez moi, je vais sur le blog d'un artiste que [...] et moi étions allés voir ensemble. Il y a un lien vers un enregistrement d'un bout du spectacle. Je vais écouter... J'entends le rire de [...] !


Ce matin.
J'ai chez moi un tas de livres, recueils de poésies ou recueils de nouvelles que je n'ai pas lus en entier, dans lequel je pioche de temps en temps au hasard... Le hasard me met dans les mains un livre que [...] m'a offert. Je n'ai pas envie de ce livre, j'ai envie de poésie, j'en pioche un autre :  un recueil de Jean-Baptiste Para. Je l'ouvre au hasard, je tombe sur un poème intitulé de son prénom !  Voici ce poème :

         [...]

Le javelot, disais-tu, connaît son désert et son axe
C'est un vol de framée, une musique parmi les joncs
Un oiseau qui passe entre mon corps et la nuit.

Mais ta robe de noces fut robe de larmes.


Merci Jean-Baptiste Para...



Encore ce matin.
Je m'apprête à sortir, je décide de changer de veste... je trouve au fond d'une poche un billet de train pour une gare près de chez [...] où elle était venue me chercher.
Je prends mon carnet à spirale, s'en échappe un papier... mon billet pour cette soirée avec [...] !
Je me dis en souriant tristement :  "Elle me poursuit !"
J'oublie...


15h15.
J'allume la radio, France Inter. J'écoute la diffusion des messages laissés sur le répondeur de l'émission "Là-bas si j'y suis". Quelqu'un y parle d'un lieu dont le nom me dit vaguement quelque chose... Je me souviens :  c'est [...] qui m'en avait parlé !

J'ai ri de cette somme d'anecdotes, d'un rire empreint d'une grande tristesse mais un rire quand même !  un rire qui me fait penser que je suis sur la voie de la "guérison".
Mais je ne le dis pas trop fort d:-)  parce que l'enregistrement du spectacle où je distingue le rire de [...], je l'ai écouté cinq ou six fois, rien que pour reouïr [...], et je l'ai téléchargé...

 
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Lundi 24 mars 2008
[ second article du jour ]

Suite cancan


Le 13 novembre 2007, je parlais de la rupture d'un couple-copain. Ils m'ont fait mentir peu après et, sans remous, sont toujours ensemble aujourd'hui. S'ils continuent, ils vont finir par me faire rêver.  d:-)


Suite chanson  russe

Le premier septembre 2007, j'avais présenté le projet de Svetlana.

Mot du 21 mars 2008 :

Salut Cristophe!
Je passe en coup de vent pour te dire que j'ai mis quatre morceaux du cd en écoute, dont deux nouvelles compos... (enfin!!!)

Dis-moi ce que tu en penses...
La biz et à bientôt!
Svet


C'est à écouter ici :  http://www.myspace.com/svetlanaloukine
Je vous préviens, ce n'est pas gai...


Suite poétique

Le 30 octobre 2007, je publiais Je ne dirai pas tout de Bernard Dimey, extrait du recueil du même nom. On m'avait prêté ensuite ce recueil, je l'ai rendu il y a quelques semaines. Je suis tombé dessus la semaine dernière dans une librairie (une vraie librairie, dite "librairie de quartier", pas un supermarché dit "culturel"), je l'ai acheté et je le lis avec encore pluss de passion que la première fois ; du coup, je vais republier du Bernard Dimey. Demain...

 
publié dans : bla-bla par Cristophe
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Lundi 24 mars 2008
Il y a presque quarante ans,
Evariste chantait
La Révolution.



 

publié dans : Pour commencer la semaine avec entrain par Cristophe
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Samedi 22 mars 2008
[ second article du jour ]

Réflexion "philosophique" :
Ce qui est pratique quand on tombe au pluss bas, c'est que
des choses d'avant, qui traînaient douloureusement, deviennent du coup pluss faciles à évacuer.

C'est une réflexion qui se veut souriante-malgré-tout. Et je ne veux pas dire qu'il faut tomber bas
volontairement. Ca, j'ai failli le faire, je n'ai que pensé un moment le faire, mais c'est une autre histoire...

Que les personnes qui suivent mes sensationnelles aventures ne s'inquiètent pas :  je n'ai pas pris de nouveau mauvais coup depuis
ça.


Alors voilà une chose que j'ai évacuée ces derniers jours.

Je disais
que le jour où je me suis fait quitter, je n'étais pas effondré ; c'était vrai. 
Je m'étais effondré trois jours avant.
Le matin du dernier mercredi de février, je suis parti le pluss discrètement possible de chez [...], j'ai juste écrit et laissé quelques mots. Je venais de passer la pire nuit de ma vie.

Elle m'avait invité à dîner la veille, j'étais arrivé guilleret...

Elle a d'abord, je crois, essayé d'être bien avec moi. Puis elle a été distante. Puis elle a parlé...

Moi :  "Tu veux qu'on arrête de se voir ?"
Elle :  "Je ne sais pas, je ne sais plus."

Vers deux heures du matin, je suis resté dans le canapé, elle est allée dans son lit.
Impossible de dormir...

Après quelques hésitations, je suis allé dans sa chambre. Elle ne dormait pas.
Moi :  "Je peux me coucher à côté de toi ?"
Elle :  "Bien sûr."
Elle ne se sentait pas bien.

Le sommeil ne venait toujours pas. Je me suis mis à penser aux jours de mon enfance où j'ai vu mes parents
aller se coucher dans le même lit alors qu'ils se faisaient la gueule. Et le lendemain, toujours la gueule entre eux, et le soir le même lit... J'avais souhaité dans ces mauvais jours que mes parents se séparent (ils sont encore ensemble aujourd'hui et plutôt bien) et je m'étais dit que jamais moi je ne vivrai ça. Ca m'a marqué au-delà du raisonnable, ça a nui à certaines relations... Et cette nuit je me voyais dans le lit d'une fille devenue étrangère. Je me suis rendu compte que j'étais dans une exagération mélodramatique et j'ai fini par chasser cette pensée.

J'ai dormi peu, me suis réveillé tôt, me suis levé en espérant qu'elle dorme et que je ne la réveille pas... Je suis allé prendre le bus puis le RER, directement au boulot...

Tantôt je me disais qu'il y avait un mauvais cap à passer avec [...] et que nous le passerions, tantôt je me disais que c'était d'un optimisme forcé.

Je suis parti déjeuner sans mes collègues, un sandwich. Au retour, j'étais seul à mon bureau. La douleur s'est faite moins sourde, et je me suis effondré.
J'ai parlé par le passé sur ce blog de mon incapacité à pleurer, que je voyais ça comme un handicap. A la mort d'un être cher par exemple, je n'ai pas pleuré. Ce jour-là à mon bureau j'ai pleuré. Pas à grosses larmes mais j'ai pleuré. N'importe qui aurait pu rentrer à ce moment et me voir tout tordu, je n'en avais rien à foutre. Je me laissais aller comme jamais auparavant.




Ca a été une difficulté dans ma vie :  être moi-même, me débarrasser des masques que je me collais, de mes coinçages... J'avais la sensation d'avoir fait du chemin. Restait à confirmer cette sensation dans une relation amoureuse. J'ai connu [...] :  confirmation, dans le bonheur comme dans la peine.

Et maintenant ?
Je ne veux pas dire que c'est gagné. Comme je disais au début après ma réflexion "philosophique", j'ai eu la tentation de faire une connerie, mais ça n'a été qu'un déraisonnement fugitif, je me suis vite repris, alors je me pardonne.
Reste à sortir de cette ornière où je suis bien malgré moi.
De ça je ne parlerai pas.
 
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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