Je vais répondre aux derniers commentaires puis je m'en vais vraiment.
A la prochaine !

Voilà Cyril, 20 ans, entre deux flics. « T'as l'argent ? » grogne-t-il à Sabrina, une fille à l'oeil poché, mère de son bébé. Cyril l'a cognée, traînée par les cheveux. Pour « la rafraîchir », il lui a jeté de l'eau au visage avant de la frapper encore. « Cinq condamnations, grommelle le président, et déjà des violences, vous êtes en récidive ! » Aux policiers, Sabrina a raconté : « Ce n'est pas la première fois, et l'autre jour il m'a menacée d'un sabre... » Cyril a une voix triste : « Quand on me provoque, j'ai l'alcool méchant... Et si je bois, c'est pour oublier que mon frère est décédé... » Sabrina se dresse, tremblante : « Je me rétracte, je veux pas qu'il aille en prison... – Ca ne sert à rien, madame, ce qui est arrivé est arrivé ! » Le procureur gronde : « 4 mois, plus la révocation de son sursis » Il menace : « Et si vous ne révoquez pas ce sursis, je n'en demanderai plus jamais ! Car cela voudrait dire que les peines perdent leur sens ! » Six mois ferme, révocation comprise, mais pas de peine plancher. Sabrina se rue dans le couloir. « Va mettre l'argent sur mon compte à la taule ! ordonne le menotté – Oui, oui, t'en fais pas, je suis là ! », renifle la fille en larmes.
Extrait de la rubrique « coups de barre »
de Le canard
enchaîné du 19 mars 2008.
Quarante ans
Quarante ans, quarante ans, mais c'est le bout du monde !
Je me suis dit cela, c'était à peine hier,
Et voilà qu'aujourd'hui c'est question de secondes...
Quarante ans, pas déjà... Sinon à quoi ça sert
D'avoir eu dix-huit ans, des cerises à l'oreille
Et des fleurs aux cheveux, d'avoir tout espéré ?
L'amour à lui tout seul était une merveille,
Et puis le temps passait, dont je n'ai rien gardé.
Quarante ans, quarante ans, c'est presque ridicule...
Je n'ai rien fait du tout, sinon quelques erreurs.
L'innocent que j'étais, je le vois qui recule.
Il peut bien s'en aller, je le connais par coeur,
Je le connais déjà depuis quarante années,
De face et de profil, en noir et en couleur,
Et ses anges gardiens, et ses âmes damnées,
Je sais ce qui l'enchante et qui lui fait peur...
Quarante ans, quarante ans, non ce n'est pas possible,
Pas aujourd'hui, demain, une semaine ou deux...
Hier on me traitait encore d'enfant terrible !
Comment aurais-je fait pour être déjà vieux ?
Quarante ans, oui, déjà... C'est beaucoup pour mon âge.
Pauvre petit jeune homme, on a des cheveux gris,
On est un peu morose, on va devenir sage,
On n'a pas fait grand chose et l'on n'a rien compris...
À quarante ans passés, la jeunesse commence,
Je vais me répéter ces mots-là tous les jours,
Je vais déambuler en pleine adolescence,
Perdre mes illusions, réinventer l'amour...
Quarante ans, quarante ans, c'est l'âge du bonheur,
Pour l'homme que je suis, c'est l'âge des victoires,
Et j'ai tout ce qu'il faut pour faire un beau vainqueur,
Mais... déjà quarante ans, je n'ose pas y croire.
Texte extrait du recueil "Je ne dirai pas
tout"
Je suis un jeune quarantenaire et ce texte a en moi quelques résonnances ("On n'a pas fait grand chose et l'on n'a
rien compris...")...
Autre texte de Bernard Dimey, du même recueil :
Je ne dirai pas tout
Bernard Dimey chanté par Fanch : Moi qui n'ai rien écrit
Encore pluss de Bernard Dimey sur : http://dimey.online.fr/
[...]
Le javelot, disais-tu, connaît son désert et son axe
C'est un vol de framée, une musique parmi les joncs
Un oiseau qui passe entre mon corps et la nuit.
Mais ta robe de noces fut robe de larmes.
Salut Cristophe!
Je passe en coup de vent pour te dire que j'ai mis quatre morceaux du cd en écoute, dont deux nouvelles compos... (enfin!!!)
Dis-moi ce que tu en penses...
La biz et à bientôt!
Svet
C'est à écouter ici : http://www.myspace.com/svetlanaloukine
Je vous préviens, ce n'est pas gai...
Suite poétique
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