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Pourquoi " En route pour la joie ! " :   résumé

"
Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges
"La vie, c'est merveilleux, bien sûr quand c'est vivable", Bernard Dimey

2    là à m'aimer. Enfin je l'espère...  d:-)

Vendredi 16 mai 2008
[ second article du jour ]

Mardi dernier à la sortie de la maison de la radio, une connaissance et moi discutions.
Elle me montra une brasserie et me déconseilla d'y manger, c'est d'après elle cher et pas très bon. Je lui indiquai alors un restaurant proche :  " Là-bas c'est pas mal. J'me rappelle pas combien c'est parce c'est ma copine qui a payé mais je crois que c'est pas pluss de vingt euro par personne. "  Elle me remercia du conseil et nous partîmes chacun de notre côté.

Seul, je repensai à ce que je venais de dire à propos du restaurant. Quand je disais "ma copine", c'était [...]. Je m'aperçus que j'avais pensé à elle (il y a eu ce que j'ai dit et, en même temps, des souvenirs qui sont remontés) sans que je perde de ma légèreté. J
e me suis dit :  "Ouah !!!  Je suis vivant !!!". Et si j'avais eu une canne ou un parapluie, j'aurai fait la majorette avec...


Aujourd'hui, je me sens toujours aussi vivant. Je modère mon enthousiasme car j'ai connu des moments où je me sentais bien puis, soudainement,  plouf... Néanmoins, j'ai d'autres signes de guérison :

- Justement mardi dernier, j'étais
où il m'avait été auparavant difficile de retourner sans [...] et je n'ai pensé à elle qui pendant deux heures se collait tendrement à moi que furtivement.

- Quelques jours avant, j'ai "furieusement" désiré une charmante. Pas uniquement pour vidanger mes génitoires... 
J'ai appris que la charmante n'est pas libre mais c'est une autre histoire, l'important c'est le retour du désir.

- Le retour du désir s'est confirmé depuis...


 
publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Vendredi 16 mai 2008
Après La Compagnie des Célestins de Stefano Benni, j'ai terminé un livre duquel je parlerai peut-être prochainement, puis j'ai lu ça :


« Un samedi au mois d’août, tu sors de chez toi en tenue de tennis accompagné de ta femme. Au milieu du jardin, tu lui fais remarquer que tu as oublié ta raquette à la maison. Tu retournes la chercher, mais au lieu de te diriger vers le placard de l’entrée où tu la ranges d’habitude, tu descends à la cave. Ta femme ne s’en aperçoit pas, elle est restée dehors, il fait beau, elle profite du soleil. Quelques instants plus tard, elle entend la décharge d’une arme à feu. Elle accourt à l’intérieur de la maison, elle crie ton nom, remarque que la porte de l’escalier qui conduit vers la cave est ouverte, y descend et t’y trouve. Tu t’es tiré une balle dans la tête avec le fusil que tu avais soigneusement préparé. Tu as laissé sur la table une bande dessinée ouverte sur une double page. Dans l’émotion, ta femme s’appuie sur la table, le livre bascule en se refermant sur lui-même avant qu’elle ne comprenne que c’était ton dernier message. »


Ceci est le début de "Suicide", récit de Edouard Levé.
Voici d'autres extraits :



« Si tu vivais encore, tu serais peut-être devenu un étranger. Mort, tu es aussi vivant que vif. »


« Des regrets ? Tu en eus pour la tristesse de ceux qui te pleureraient, pour l'amour qu'ils t'avaient porté, et que tu leur avais rendu. Tu en eus pour la solitude dans laquelle tu laissais ta femme, et pour le vide qu'éprouveraient tes proches. Mais ces regrets, tu ne les ressentais que par anticipation. Ils disparaîtraient avec toi-même : tes survivants seraient les seuls à porter la douleur de ta mort. Cet égoïsme de ton suicide te déplaisait. Mais dans la balance, l'accalmie de ta mort l'emporta sur l'agitation douloureuse de ta vie. »



Voici ce que dit l'éditeur de Edouard levé
dans une entrevue à propos du livre "Suicide" :

« Edouard Levé m'a donné le manuscrit le 5, précise Paul Otchakovsky-Laurens lors de notre entretien dans les bureaux de la maison P.O.L. Je lui ai téléphoné le 8 pour lui dire que j’avais été complètement saisi par le livre ; nous avons pris rendez-vous pour le 18 afin de discuter de sa parution ; il s’est suicidé le 15. »


Moi aussi j'ai été complètement saisi par ce livre. Et j'appris après l'avoir lu que Edouard Levé s'est suicidé. Brrr...

Je vous souhaite une bonne journée.

 
publié dans : bla-bla par Cristophe
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