n. m., abrév. de vélocipède, du latin velox, rapide, et pes, pedis, pied. Véhicule à deux roues dont la roue arrière est actionnée par un système de pédales agissant sur une chaîne. Une erreur courante consiste à penser que le vélo est le mari de la bicyclette. C’est faux. C’est son amant.
A l’origine, le vélocipède était formé de deux roues de diamètres différents : la grande roue à l’avant la petite à l’arrière, parce que si Jean-Sébastien Vélocipède, l’inventeur, avait fait le contraire, il se serait cassé la gueule à peine hissé sur sa selle. Dix ans après l’invention du vélo, le jeune Paul-Emile Bicyclette commet une erreur invraisemblable à la chaîne : il assemble deux grandes roues sur la même machine, et deux petites sur une autre, créant ainsi, tout à fait par hasard, ces deux grands chefs-d’oeuvre du génie humain : le grand vélo et le petit vélo. D’où l’expression désormais courante : "avoir un petit vélo" qui désigne le plus souvent les gens qui se mélangent les pédales.
Tombé en désuétude, en tant que moyen utilitaire de locomotion, depuis l’avènement de Concorde qui permet de rallier New York à Paris sans s’encombrer de boyaux de rechange ou de bidons disgracieux, le vélo est encore utilisé de nos jours à des joutes sportives très connues dans nos régions sous le nom de "courses de vélo". Encore peu encline aux joies du golf et toujours fermée aux émois de l’aquaplane, la masse est très friande de ces courses de vélo, dont la plus célèbre est le "Tour de France". Créé en 1904 par Vasille Vasilliu Vasidon Vasimimile, le Tour de France rassemble chaque été, sur le bord des routes, des centaines de milliers de prolétaires cuits à point qui s’esbaudissent et s’époumonent au passage de maints furonculés tricotant des gambettes. Dans les côtes, ces jeunes effrénés pédalent la tête plus bas que le cul, ce qui leur permet de se gnougnouter l’uropygienne sans risquer de torticolis. Voilà pourquoi les coureurs cyclistes ont si souvent le cheveu gominé.
Pierre Desproges
Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis
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par Cristophe
2
Pour parler de quelqu'un qui a la peau noire, je dis "un noir", je ne dis jamais "un black".
Moi francophone, je veux bien employer des mots qui viennent de l'Anglais ou d'autres langues mais, à condition que ces mots apportent un pluss, expriment quelque chose que ma langue ne sait pas, ou sait mal, exprimer. Quel est l’apport de "Black" par rapport à "noir" ? Même esthétiquement, je n’y vois rien de mieux, "black" ne sonne pas mieux à mon oreille.
A la limite, je préfèrerai utiliser "renoi" parce que "renoi" est un jeu avec ma langue. Déjà, dans le même genre de jeu, ça m’amuse de dire "à oilpé". Tiens, j’essaie à haute voix : "un renoi à oilpé". Ouarf ! Mais il est difficile de placer "un renoi à oilpé" dans une conversation.
L’an dernier ma maman, qui est habituellement peu perméable aux modes langagières, m’a surpris en disant "il est speed". J’ai fait celui qui ne comprenait pas, elle a répété "il est speed" avec un geste explicatif, elle ne m’a pas dit la même chose en Français.
Ne risque t-on pas de perdre des mots ? Même si on en gagne par ailleurs, il est dommage de perdre des mots.
Quoiqu’un mot n’est jamais vraiment perdu. Ainsi "daron" a été réemployé grâce à certains jeunes. Ces mêmes jeunes, j’imagine, disent "black" et "speed".
Je voulais parler aussi de "LOL" et de "IRL" mais j’ai passé trop de temps sur cet article, il faut que je speede, un black m’attend pour le lunch.
See you soon !
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bla-bla
par Cristophe
6
A une femme qui vient d'entamer une histoire sentimentale, qui s'interroge avec raison sur les motivations de l'élu de son coeur, j'ai répondu, provocateur, en parlant fellation dans les toilettes d'un restaurant. Même si j'y voyais un geste tendre dans un moment de folie amoureuse, le moins que l'on puisse dire est que j'ai manqué de délicatesse, que ma réflexion était déplacée. Elle a été choquée par mes propos, elle l'était encore ce matin.
Certes, il n'y a pas mort de femme; elle en a parlé ce matin avec un peu d'humour, mais quand même, je suis loin d'être fier de moi !
Qu'est-ce qui m'a pris ?
Je l'entendais ressasser les mêmes interrogations, je ne comprenais pas pourquoi son prince ne faisait pas pluss d'efforts pour elle, tout cela m'a agacé, mon énervement m'a rendu idiot.
Méat coule pas.
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Histoires vécues
par Cristophe
3
Samedi dans les jardins du Palais Royal
Soirée au Sentier des Halles
que j'appelle par une presque-contrepèterie "dentier des sales".
Dimanche au Havre

Je n'aurai jamais eu l'idée d'aller au Havre si, au bout du quai de la gare, ne m'attendait pas Sandrine, qui boit du coca en mangeant des moules. Pourquoi cette précision ? Parce qu'en y réfléchissant bien, le coca avec les moules est le seul défaut que je lui trouve.
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Histoires vécues
par Cristophe
6
en un, Jeanette chante son énorme tube dans une version qui n'est pas la plus connue,
en trois, pour celles et ceux qui ont encore échappé à ce tube internétique : The Sarko Skanking,
Bonne écoute !
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par Cristophe
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