Le trafic du métro est interrompu entre Chatelet et porte de Clignancourt. J'entends une dame dire "Ils ont dû arrêté quelqu'un sans billet."
Arf' On n'arrête pas le métro pour ça !
Des gens s'amusaient à visiter les tunnels.
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Histoires vécues
par Cristophe
1
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J'ai testé cette devinette sur une fillette de sept ans,
ça lui a beaucoup plu.
Les adultes se sont montrés condescendants.
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bla-bla
par Cristophe
7
« Aylal » signifie « voyage » en Mongol.
A dix-sept ans, Linda Gardelle avait passé un mois en Mongolie et rêvait d’y retourner. Aussitôt le bac obtenu, elle est partie y vivre un an. Elle en a ramené le livre « Aylal, une année en Mongolie », tout aussi instructif qu’un ouvrage savant, et dans lequel elle a l’honnêteté de ne rien cacher de sa naïveté.

Dans l’extrait suivant, elle raconte sa première soirée en campement dans la steppe.
Tout le campement s’était réuni dans la petite yourte de mes hôtes afin de rencontrer l’étrangère. Je me retrouvais assise sur le lit, toute seule dans la partie ouest de la yourte, tandis que huit mongols s’entassaient du côté est, face à moi, et m’observaient en plaisantant. […] L’unique bougie avait été placée sur un tabouret juste sous mon nez. Ainsi, aveuglée par la flamme, je ne pouvais voir personne, ou à peine deviner des silhouettes dans l’obscurité, tandis que je me trouvais parfaitement éclairée. […]
On me posait d’interminables questions : « De quoi se compose le troupeau que j’ai laissé en France, quel est mon préféré entre Napoléon et Gengis Khan, est-ce qu’en France on mange des marmottes, est-ce qu’en France il neige, combien mesure la Tour Eiffel, y a-t-il des yacks, des chameaux, des singes, des lions, est-ce que Jacques Chirac est un bon président ? » Et puis un tas de questions plus difficiles telles que : « Est-ce qu’on peut aller à cheval jusqu’à chez toi en France, sans dormir à l’hôtel, juste en demandant l’hospitalité pour la nuit, de yourte en yourte et de maison en maison, jusqu’à la France ? »
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Pour un aylal en images, voici un bon film inspiré d’une légende mongole :
L’histoire du chameau qui pleure
de Byambasuren Davaa et Luigi Falorni
Cliquer sur l'image pour la voir plus grande.
Ce film a laissé froids les Mongols; ils connaissent tous la légende et ont toujours sous les yeux les superbes paysages. Mais pour moi occidental, ce fut un moment magnifique et magique !
Evidemment, c’est mieux sur un grand écran de cinéma, toutefois, ce film existe en DVD.
La réalisatrice a sorti ensuite « Le chien jaune de Mongolie » mais, à part qu’on s’en prend encore plein les mirettes avec les paysages, bof !
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par Cristophe
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Chacun a droit au respect de sa vie privée.
Cet article ne date que de 1971 !
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par Cristophe
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Madame Cachart avait la réputation d'une peau de vache; elle était sévère et juste. Elle était passionnée par son métier, une vraie missionnaire !
Ma professeuse de Français de quatrième (j'ai oubié son nom) notait mes oeuvres de 16 à 18. Madame Cachart ne m'a jamais mis plus de 14.
Madame Cachart nous incitait à lire pluss que les livres étudiés en classe. Elle avait créé une petite bibliothèque de prêt, sans obligation d'emprunt. Avec chaque livre lu, nous devions rendre une fiche sur laquelle nous écrivions en quelques mots notre avis sur le livre.
Une fois, Madame Cachart nous avait demandé de rédiger librement avec comme seule obligation de commencer nos paragraphes par " Il y a ". Je m'étais beaucoup amusé et mon oeuvre avait fait rire madame Cachart; elle l'avait lue devant toute la classe, j'étais tout rouge ! Ensuite, quelques filles se sont mises à s'intéresser à moi; merci madame Cachart !
J'étais arrivé second au cross du collège et madame Cachart s'était exclamé : "Mais tu es bon partout !".
Je n'étais pas bon en filles.
Quand nous n'avions pas fait un devoir (ça m'est arrivé une fois), madame Cachart nous mettait un zéro supplémentaire et nous donnait le choix entre un zéro en orthographe et un zéro en grammaire.
Madame Cachart nous a initiés aux dissertations et commentaires composés, choses que nous ne devions approcher que l'année suivante au lycée.
J'ai revu madame Cachart une fois. Elle avait appris que je ne foutais rien au lycée, elle ne m'a presque rien dit, m'a regardé avec dédain.
Si j'avais des enfants, je leur souhaiterais une madame Cachart.
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par Cristophe
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