Samedi 7 juillet 2007
Jeudi soir, je suis allé au bistrot, un bistrot où j'ai mes habitudes quasi-quotidiennes, où, derrière et devant le comptoir, il y a des gens que j'aime bien.
Bref, c'est MON bistrot. Mais je n'y avais plus mis les pieds, ni une autre partie de mon corps, depuis le 23 juin. Les aléas de la vie et surtout mon humeur, le fait que j'ai de temps en
temps besoin de casser mes habitudes, même les plaisantes, m'en ont éloigné pendant une semaine environ. Ensuite, j'aurai pu, je voulais y retourner, mais j'avais peur ! Comment y revenir
après avoir disparu sans donner signe de vie ? Je me sentais coupable. Et je n'avais pas envie de répondre aux questions du genre "T'étais où ?"...
J'ai reçu un message électronique du taulier me demandant simplement "Qu'est-ce que tu deviens ?"; j'ai répondu l'air de rien "Je finis d'enregistrer mon disque, d'écrire mon roman, de peindre ma fresque, et je reviens..." Nous en sommes restés là.
Mercredi soir, je pouvais prendre deux chemins, tous deux de même longueur, l'un passant par le bistrot et l'autre non; je ne suis pas passé par le bistrot, pourtant j'en avais envie. Pour les mêmes raisons évoquées précédemment, je n'ai pas osé ! J'avais conscience que j'étais ridicule, j'ai failli me rediriger vers le bistrot, mais non... J'ai remis au lendemain.
Tous les jeudis, le bistrot invite des musiciens. J'ai fait en sorte d'y arriver juste avant l'heure du concert. Je m'étais dit "il va y avoir plein de monde, donc on n'aura pas le temps de s'attarder sur ma personne...".
J'arrive, le taulier tout souriant dit "Tiens Cristophe ! J'étais justement en train de parler de ta réponse à mon mail. T'as fini ta fresque ?"...
Finalement, ça s'est bien passé.
Je fus un moment penaud quand, en fin de soirée, un copain m'a questionné sur mon absence mais bon...
J'y retourne tout à l'heure pour boire un café.
J'ai reçu un message électronique du taulier me demandant simplement "Qu'est-ce que tu deviens ?"; j'ai répondu l'air de rien "Je finis d'enregistrer mon disque, d'écrire mon roman, de peindre ma fresque, et je reviens..." Nous en sommes restés là.
Mercredi soir, je pouvais prendre deux chemins, tous deux de même longueur, l'un passant par le bistrot et l'autre non; je ne suis pas passé par le bistrot, pourtant j'en avais envie. Pour les mêmes raisons évoquées précédemment, je n'ai pas osé ! J'avais conscience que j'étais ridicule, j'ai failli me rediriger vers le bistrot, mais non... J'ai remis au lendemain.
Tous les jeudis, le bistrot invite des musiciens. J'ai fait en sorte d'y arriver juste avant l'heure du concert. Je m'étais dit "il va y avoir plein de monde, donc on n'aura pas le temps de s'attarder sur ma personne...".
J'arrive, le taulier tout souriant dit "Tiens Cristophe ! J'étais justement en train de parler de ta réponse à mon mail. T'as fini ta fresque ?"...
Finalement, ça s'est bien passé.
Je fus un moment penaud quand, en fin de soirée, un copain m'a questionné sur mon absence mais bon...
J'y retourne tout à l'heure pour boire un café.



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