Dimanche 30 septembre 2007
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Respiration
par Cristophe
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Elle et moi nous baladions sans autre but que d'être ensemble.
Je lui proposai de visiter un endroit, elle me dit "d'accord". En la regardant du coin de l'oeil, je vis qu'elle était loin d'être enchantée. Je lui en parlais et elle m'avoua qu'effectivement,
elle n'avait pas très envie. Nous sommes allés ailleurs.
Si je n'avais pas été un minimum attentif, elle se serait encacatée.
Dans l'optique de passer du bon temps, je suis resté calme et je me suis même amusé de la passivité de cette fille. Amusé pas longtemps car je déteste ce genre de personnes qui vont sans volonté
là où on les emmène, qui sont là où on les a posées.
Je ne la reverrai plus. Pas envie de "lui laisser sa chance", pour ça et pour d'autres petites raisons. Elle m'a assez fatigué...
Si le pire des machos passe par ici, elle est pour lui ! Elle saura admirablement souffrir en silence.
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Histoires vécues
par Cristophe
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Vendredi 28 septembre 2007
Une copine était partie en Normandie. Juste avant de rentrer à Paris, elle a téléphoné à l'une d'entre nous : "Je ramène du fromage, tu peux acheter du pain
?"...
Rien que l'odeur ouvrait grand l'appétit...
Nous avions ordre de ne pas partir sans avoir mangé tous les fromages. Nous avons obéi !
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Histoires vécues
par Cristophe
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Mercredi 26 septembre 2007
Il devait être entre minuit et minuit et demi quand je suis rentré chez moi. Je suis rentré au bon moment selon moi, c'est à dire avant que la soirée ne soit plus
qu'une beuverie.
J'étais à une soirée d'anniversaire, le troisième anniversaire en sept jours. Avant de m'y rendre, j'en avais marre des anniversaires. J'étais loin d'y aller à contre-coeur mais je n'avais pas
non plus une envie folle... Finalement, ce fut une belle soirée ! Peut-être en dévoilerai-je un peu plus tard.
J'étais parti de chez moi vers quinze heure trente, pas pour l'anniversaire mais pour un rendez-vous pour un boulot. Le rendez-vous s'est à mon avis bien passé mais il y a tellement d'hypocrisie
dans le milieu professionnel... Je n'en dirai pas pluss.
Je ne suis pas repassé par chez moi. Trois copines en me voyant arriver dans une tenue dans laquelle elles ne me voient pas d'habitude m'ont dit que j'avais la classe. Arf' J'étais seulement
comme ça :

Entre mon rendez-vous et cette photo, j'avais enlevé la cravate et mis à la place la sacoche de l'appareil-photo, moins seyante mais pluss utile.
Je buvais alors un jus d'orange aromatisé au rhum.
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par Cristophe
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Dimanche 23 septembre 2007
Le dimanche, jour de repos, les femmes et les hommes blancs sont lâchés dans des salles où, pour les distraire, on a disposé des oeuvres d'art.
Leurs maîtres noirs, disséminés dans la salle, les surveillent discrètement. Les blancs considérés par les noirs comme des "bons sauvages", c'est à dire un peu plus évolués que leurs congénères,
sont employés aux caisses et au vestiaire.
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Ce que je viens d'écrire est la vision raciste que j'ai eu ce matin en visitant la pinacothèque de Paris quand j'ai remarqué que tous les agents de sécurité étaient noirs et tous les visiteurs sans exception, comme moi,
blancs.
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Dans le pop art, il n'y a pas que des escrocs comme Andy Warhol; il y a aussi Roy Lichtenstein. C'est à lui qu'est consacrée l'exposition de la pinacothèque qui se termine ce soir. J'y ai découvert des oeuvres en tout ziasmantes
des années 1980 et 1990.
Je voulais illustrer l'article par une magnifique toile de 1997 intitulée "Landscape with scholar's rock" mais toutes les reproductions que j'ai trouvées sur le ouèbe sont très
moches...
Roy Lichtenstein déclarait en 1995 :
" L'utilisation de points répétés régulièrement, de lignes diagonales et de zones de couleur uniformes suggèrent que mon oeuvre est exactement là où elle est,
sur la toile, et surement pas une fenêtre sur le monde. "
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bla-bla
par Cristophe
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Dimanche 23 septembre 2007
La personne, un homme d'une cinquantaine d'année toujours en veste-chemise-cravate et casquette de sport qui détonne avec le reste, ne se laisse pas prendre en
photo, mais voici son vélo.
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par Cristophe
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Quand on me demande le jour de mon anniversaire, je réponds souvent "C'était l'année dernière". Je ne fête jamais mon
anniversaire. Pas besoin de prétexte pour faire la fête et les plus belles fêtes ne se programment pas, sont toujours inattendues. Cependant, j'aime fêter les anniversaires des autres, je me
laisse facilement gagner par la gaieté autour de moi, même si au départ elle est peut-être un peu forcée.
Mais ce que j'aime surtout, c'est participer aux petits complots avant les anniversaires, les cachotteries de gamins, comme si le bientôt-pluss-âgé-d'un-an ne se doutait de rien.
Aurélie, une copine, travaille dans une petite boîte de production musicale. Régulièrement, elle nous envoie les messages annonçant les activités de "ses poulains". Quand elle annonça que
l'un deux allait jouer dans un restaurant-concert parisien le 19 septembre, un copain réagit quasiment aussitôt en disant à toute la bande, sauf à Aurélie : "Le 19 septembre, c'est
l'anniversaire d'Aurélie, si on allait lui fêter là-bas ?". Une copine renchérit : "Oui et comme là-bas il faut réserver obligatoirement, ça serait drôle si on réservait touss par
l'intermédiaire d'Aurélie mais séparément par petits groupes.", ce qui était un fin stratagème car si Aurélie nous avait touss vus débarquer le jour J sans qu'elle ait été au courant, elle
se serait forcément dit que nous lui cachions encore quelque chose; de cette façon, nous pouvions encore espérer naïvement lui faire une surprise.
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Histoires vécues
par Cristophe
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