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Pourquoi " En route pour la joie ! " :   résumé

"
Vivons heureux en attendant la mort", Pierre Desproges
"La vie, c'est merveilleux, bien sûr quand c'est vivable", Bernard Dimey

2    là à m'aimer. Enfin je l'espère...  d:-)

Mercredi 1 novembre 2006
Je trouve belles les photos que j’ai prises ici des ciels mais je n’en tire aucune fierté :  j’étais là au bon moment, j’ai saisi, sans aucune recherche.

Par contre, je suis fier de la photo ci-dessous, fier d’avoir su me placer là où il fallait. Si je m’étais placé un chouia d’un côté ou de l’autre, la photo serait ratée. Je n’ai pris à cet endroit que cette photo, j’ai senti tout de suite qu’elle était bonne.


Ce n’est pas parce que je suis fier de cette photo qu’il faut vous priver éventuellement de critiquer et si possible, de me donner des conseils. d:-)


Quand mon bistrot-concert préféré a fêté son premier anniversaire, j’ai eu la bonne surprise d’y voir exposées des photos que j’y avais prises. Les tauliers avaient fait faire des tirages papiers de mes fichiers numériques. Il y avait aussi des photos prises par quelqu’un d’autre, plus belles que les miennes; si mon ego avait gonflé, il aurait été vite calmé. Je fus simplement très content.

Plus récemment, deux groupes musicaux débutants m’ont demandé s’ils pouvaient prendre quelques unes des photos que j’ai prises pendant leurs concerts pour les mettre sur leurs sites ouèb. Sur le coup, je fus flatté mais bon… j’étais le seul à les prendre en photos, ils n’ont pas le choix !  Si ces groupes « montent », ils finiront par trouver sur leurs parcours de vrais bons photographes. J’espère qu’ils auront encore une petite pensée pour moi qui leur dis aujourd’hui que mes photos sont gratuites et sans copyright : je ne veux ni drogue ni groupies prêtes à n’importe quoi pour approcher leurs idoles, je veux des invitations à tous les concerts et le droit de prendre des photos partout.

Je ne sais plus sur quel blog, j’étais tombé sur l’une de mes photos. Tu ne m’avais rien demandé mais tu avais cité ta source (mon blog), ton honneur est sauf !  d:-)  Et tu recommences quand tu veux.

Pour la dernière photo, merci à toi qui m’avait indiqué cette réparation de fortune. Je suis repassé ce mardi soir sur le lieu, et voilà.

publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Mercredi 1 novembre 2006
[ second article de la journée ]

En rose, la déclaration de Benoît Seize. En bleu mes commentaires.

Pour devenir un saint   ...N'en suis-je pas déjà un ?
il n’est pas nécessaire de faire des choses exceptionnelles,   ...Trop tard c'est fait !
ni d’avoir des dons extraordinaires,   ...Crotte !  J'en ai plein !
il suffit de servir Jésus
.    ...Bien sûr !



J'ai failli oublier...

Joyeuse Toussaint à touss !!!
publié dans : bla-bla par Cristophe
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Mercredi 1 novembre 2006
Je passe dans un bistrot dans lequel j'ai quelques connaissances. Ce soir-là, il y a Clémentine, toute seule au fond du bar. Clémentine me plaît mais je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler en tête à tête. C'est le moment ! Je dis bonjour à droite à gauche, rejoins Clémentine...
Nous rigolons bien. Je m'aperçois que Clémentine a un peu forcé sur l'alcool, je la taquine là-dessus. Elle fume cigarette sur cigarette, m'en propose une à chaque fois alors qu'elle sait que je ne fume pas et je ne cesse de le lui rappeler. Là je me dis qu'elle est vraiment saoule. Elle l'est mais heureusement, je peux encore avoir une conversation suivie et cohérente avec elle. Nous continuons à rigoler, j'enchaîne les vannes quand, soudain, elle arrête de rire et me reproche d'un air malheureux de ne pas pouvoir parler sérieusement avec moi. Je suis toujours prêt à écouter les filles en détresse. Donc nous parlons plus sérieusement, d'amour, d'entente dans un couple, de la vie à deux... Au milieu de la conversation, je fais une allusion au fait qu'elle pourrait me plaire. Elle me scrute un court moment puis reprend la conversation l'air de rien. Je n'y vois ni encouragement ni opposition...
Un copain arrive, il vient nous dire bonjour. Je ne suis pas mécontent de le voir mais ce soir, un bonjour me suffit. Moi quand je vois une fille et un type en pleine discussion, je dis bonjour puis je sais m'effacer. Lui non. Et blablabla... Pas inintéressant ce qu'il raconte mais je préférais ma conversation avec Clémentine. Et blablabla... Il ne va pas nous lâcher !
Deux heures du matin, le bar ferme. Le copain nous quitte enfin !  Je suis fatigué et je n'abuse jamais des femmes saoules :  en bas de chez Clémentine, je lui souhaite bonne nuit et à la prochaine. Ses bras m'auraient-ils serré si chaleureusement sans l'alcool ingurgité auparavant ?  J'en doute. J'attends de revoir Clémentine à jeun.

Epilogue
Je n’ai jamais revu Clémentine.

publié dans : Histoires vécues par Cristophe
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Lundi 30 octobre 2006

Les bus, il faut les garder afin de transporter tout le monde pour aller attaquer l'Elysée.  Non ?  Pas cap' ?

publié dans : bla-bla par Cristophe
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Lundi 30 octobre 2006
Il n'y a pas assez à lire ici, je publie trop peu. d:-)  Alors, bien que j'ai déjà fait une revue de blogs il n'y a pas longtemps, en revoilà déjà une.




Toutes les revues de blogs et les articles apparentés sont classés dans la catégorie Ailleurs.


Bonnes lectures !
publié dans : Ailleurs par Cristophe
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Lundi 30 octobre 2006
Lévitation de chaise
Pour voir les chaises de Philippe Ramette, c’est trop tard mais, celui-ci expose ses photographies à la maison européenne de la photographie jusqu’au 7 janvier 2007.


En dehors de toute forme et tout courant, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, il me semble qu’il y a une chose remarquable qui est apparu dans l’art depuis grosso modo un siècle : l’emploi de l’humour. Les artistes plus anciens devaient bien avoir de l’humour mais l’ont-ils montré ? Je papillonne dans les œuvres des De la tour, Vermeer, Vélasquez, Monet… j’aime, j’y vois parfois des jeux avec l’image mais, je ne perçois pas d’humour. Je vois une grande fantaisie chez Arcimboldo (ci-dessous l’Automne), qui me fait sourire; est-ce pour autant une œuvre humoristique ?


Sujet du prochain bac philo :
La fantaisie est-elle humoristique ?

Vous ferez sans moi. d:-)
publié dans : bla-bla par Cristophe
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Dimanche 29 octobre 2006

Françaises, Français,

ne vous donnez pas la peine de lire cet article,

vous connaissez l’histoire de nos heures d’été et heures d’hiver.

 

Dans les années septante, la France s’était doté d’un gouvernement écologiste. Etre écologiste n’exclut pas d’être énarque, donc, d’avoir des raisonnements fantaisistes. Valéry Smicard-Pétain, un des grands penseurs de l’époque, calcula qu’avec un décalage par rapport au soleil, de deux heures en été, une heure en hiver, on consommerait moins d’électricité, ce qui permettrait conséquemment de réduire le parc nucléaire français, grande préoccupation écologiste. L’instauration du changement d’heure en  été et en hiver n’a pas eu l’effet escompté toutefois, nous changeons encore d’heure de nos jours. Ainsi, dans la nuit de samedi à dimanche, à trois heures :


la France qui dormait s’est subitement réveillée pour reculer d’une heure ses montres, pendules, réveils et tout appareil muni d’une horloge. Chez les Bertrand, alors que monsieur se satisfaisait d’avoir une heure de sommeil en rab, madame s’est blottie contre lui en susurrant « j’ai pas envie de dormir… »; le petit troisième est en route…


la France qui travaillait (une minorité mais ne l’oublions pas) a dû travailler une heure de pluss. Les urgences des hôpitaux ne se sont pas ennuyées : ils ont récupéré tous les ouvriers qui ont fait un mauvais geste sur leurs machines à cause de la fatigue supplémentaire. Les chirurgiens, eux aussi fatigués, ont amputé des membres qu’il ne fallait pas…


La France qui ne dormait ni ne travaillait était saoule, alors le changement d’heure, pfff… Elle a maintenant la gueule de bois, laissons la cuver…


Et moi ?

A 2 heures 59, je rentrais chez moi (sans un gramme d’alcool). J’ai allumé la radio pour voir comment s’y déroulait le passage à l’heure d’hiver. Aux informations, alors que je m’attendais à entendre les bouchons de champagne sauter, on a annoncé sobrement : « il est encore deux heures du matin ». Faut pas confondre avec le nouvel an. L’émission d’après était encore l’émission d’avant. On y causait orgasme avec une scientifique mais je ne peux pas vous en faire un résumé : Adriana et Lubna, que j’avais invitées car elles ne savaient où finir la nuit, sont sorties nues de la salle de bains et… je n’ai pas écouté attentivement l’émission.

J’ai trouvé ce matin dans ma toison pubienne des poils qui ne m’appartiennent pas.

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Samedi 28 octobre 2006
[ second article de la journée ]

Une lectrice m’a envoyé ce courrier électronique :


« Si une fille te dit qu elle est très amoureuse de toi depuis des mois tu fais quoi?tu te sauves?tu es touché?je fais un sondage.t inquiète pas y a pas de piège. »

C’est une question qu’on ne m’avait, et que je ne m’étais, jamais posée. Sans réfléchir, j’ai répondu : « Je ne me sauve pas ! Je suis intrigué, j'essaie d'en savoir plus, après je vois. »  puis je suis passé au courrier suivant.

Plus tard, cette question m’est revenue en tête et m’a fait un peu cogiter.
Cette chose peut m’arriver !  Et il est fort possible que l’on ait pu m’aimer en silence et que je ne m’aperçoive de rien. Je ne sais pas voir quand on m’aime ou quand on est attiré par moi. Le fait qu’on m’aime me semble tellement du domaine de l’impossible que je ne prête pas attention aux signes qu’on peut me lancer, volontairement ou involontairement. Si on me dit clairement qu’on m’aime, je suis infiniment touché sur le coup, j’y crois, mais ensuite, à la moindre anicroche, je pense qu’on ne m’aime plus !  Je grossis le trait cependant, il y a beaucoup de ça.

J’ai repensé à une vieille histoire. Un copain avait tenté de m’ouvrir les yeux au sujet d’une de nos copines. Il me disait « elle rigole différemment avec toi qu’avec les autres » etc.  J’ai fui cette possibilité. A cette époque, j’étais toujours prêt à amuser la galerie mais dès qu’il s’agissait d’échanges intimes : zéro.

Depuis, heureusement, j’ai changé. Mais j’ai encore des progrès à faire ! Quand on m’aime, je pense toujours que l’autre se trompe, se fait une fausse image de moi, me surestime. Il y a sans doute là un manque de confiance en moi mais, surtout, un manque de confiance en l’autre.
Ceci a au moins un avantage : je ne m’endors pas sur nos oreillers, être en couple ne devient pas une routine, l’autre est toujours à conquérir…



Merci à toi très chère lectrice de m’avoir inspiré cet article !  d:-)
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Samedi 28 octobre 2006
Pour être un peu à la page, j’écoutais attentivement "Les voyages en train" du slameur à la mode Grand corps malade. Bof !  La voix passe, les mots passent, mais la musique, que certains qualifieraient "d'ascenseur" mais que j'imagine plutôt dans un magasin de surgelés, beurk !
Après l’écoute de Gros coeur triste Grand corps malade, il fallait que je me nettoie les oreilles. Et j’ai eu l’idée de piocher dans ma discothèque pour faire mes voyages en train à moâ, hors de toute mode.
J’ai pris un express du fin fond de l’Argentine, un autorail africain, l’Orient Express… et même un train fantôme !  J’ai connu la paix, l’amour, l’espérance, la nostalgie des trains à vapeur…  Descendu du train, j’ai vu :

Les femmes dans les gares
des jupes comme des cerfs-volants dans les orages
sombre élégance de cormorans
ombres de rouge dans les cheveux et sur les mains

Les femmes dans les gares
toujours quelqu'un les attend
Elles s'en vont
Et ne se retournent pas.

( Traduction de « Le donne nelle stazioni » de Gianmaria Testa )

Sans bouger de chez moi, j’ai connu le destin du voyageur. Comme il y a toujours un train qui part, on m’a à nouveau souhaité bon voyage.

Mes voyages en train sont ouïssables en cliquant ici.

 Bon voyage à vous zaussi !

Avec

01 Raul Barboza

Tren Expreso

02 B. Roy et sa bande

Le (plus beau) train (du monde)

03 Lincoln Mayorga

Peace Train

04 Neil Young

Train of love

05 Marc Peronne

Esperanza

06 Sister Rosetta Tharpe

This Train

07 Lightnin' Slim

Mean Ol' Lonesome Train

08 Johnny Cash

Let the train blow the whistle

09 The Kinks

Last Of The Steam Powered Trains

10 Oscar Peterson

Night Train

11 Duke Ellington

Take The A Train

12 Bob Marley

Stop that train

13 Junior Murvin

Roots Train

14 The Clash

Train in vain

15 Orchestra Baobab

Autorail

16 Hadoul Trio

Loukoumotive (avec Jean Philippe Rykiel)

17 Brigitte Fontaine

Le train

18 Le sacre du tympan

Train fantôme

19 Boris Kovac & Ladaaba Orchest

Orient Express

20 Gianmaria Testa

Le donne nelle stazioni

21 Brigitte Fontaine

Lettre à Monsieur le chef de gare de La Tour de Carol

22 Arthur H

Le destin du voyageur
(en duo avec Jacques Higelin)

23 L'Orchestre de Contrebasses

Bon voyage




Merci à toi Gros coeur triste Grand corps malade de m’avoir inspiré ces voyages !  Un conseil en passant :  si tu fais un autre disque, tu peux te passer de musique.


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Jeudi 26 octobre 2006
Depuis vendredi dernier, je fais une sorte de ramadan personnel :  j'évite mes « lieux de perdition ». En fait, j'ai besoin de me prouver que je peux vivre autrement. Ainsi hier soir, j'ai dirigé mes pas ailleurs que vers l'apéro-concert habituel. Bien m'en a pris car sinon, j'eus raté le ciel au-dessus de la place de la Bastille.




Clin d'oeil à Tardi et à ses aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec :  le génie de la Bastille n'a pas changé de pied.

Au loin, vers la Seine, j'apercevais un autre ciel, avec des teintes grises bleues rouges. Je me dirigeais vite fait vers le fleuve, tout en faisant gaffe de m'arrêter avant d'avoir les orteils dans l'eau, et la nuit menaçait...  Quand je suis arrivé, un quart d'heure plus tard, il restait ça :


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