Mercredi 28 décembre 2005
Mes parents sont nés à Chinon. Mes parents m'ont fabriqué à Chinon lors d'une permission donnée à mon papa pendant son service militaire. Mes parents se sont mariés à Chinon le 25 juillet 1967. Je suis né à Chinon le 16 novembre 1967 et je n'étais pas prématuré.
23 rue du jeu de paume
C'est ici en haut de l'escalier que j'ai passé les premières années de ma vie. Je suis tombé dans ces marches et je m'y suis démis la clavicule.
Nous avons ensuite habité dans la rue du château. Je n'y ai pas pris de photo parce que la maison a été restaurée et ne ressemble plus à celle que j'ai connue. Rue du château, nous habitions juste à côté de mon grand-père maternel. Une porte permettait d'accéder à la cour de mon grand-père sans sortir dans la rue, je trouvais ça magique.
Ma maman m'a raconté que je voulais aller à l'école maternelle tout seul. Inquiète, elle me suivait à quelques mètres. Elle m'avait expliqué qu'il fallait faire bien attention aux voitures alors je rasais les murs.
Quand j'ai eu cinq ans et demi, nous avons quitté Chinon et sommes partis à 250 kilomètres, seule solution qu'avait trouvée mon papa pour tenter d'avoir un meilleur avenir professionnel. Ca lui a réussi, et à ma maman aussi.
Les Coutières

Collégien, j'ai fait quelques fugues. Lors de l'une d'elles, j'ai squatté cette maison, au lieu-dit "Les Coutières" un peu à l'écart de la ville.
Pendant la seconde guerre mondiale, des juifs s'étaient cachés à Chinon. Après la guerre, ils ont acheté cette maison pour y passer leurs vacances.
Mon grand-père maternel a entretenu la maison pendant quelques années.
Mes parents et moi avions été invités chez les propriétaires en région parisienne. Enfant, je ne me rendais pas compte de la différence entre leur maison cossue et notre HLM.
J'avais seize ans quand mon grand-père est mort. Il tenait de moins en moins sur ses jambes mais voulait toujours qu'on le soutienne et l'aide à marcher, il n'a jamais abdiqué. Puis nous l'avons trouvé à l'hôpital, tordu dans un fauteuil, il n'a pas semblé nous reconnaître. A ses obsèques, un oncle voulait m'empêcher de voir son corps parce qu'il me trouvait trop jeune pour ça. Je l'ai vu, je n'ai pas pu rester longtemps, je suis allé très vite m'asseoir, j'avais très mal, mais je n'ai pas pleuré (je suis handicapé de la faculté de pleurer).
Anatole
Sur le coteau Sainte Radegonde qui domine la ville de Chinon, il y a des habitations troglodytiques, qu'on appelle ici des caves. Les caves sont pratiquement toutes abandonnées aujourd'hui. La famille de mon papa vivait dans les caves. Mon papa est né dans l'une d'elles.
Anatole était mon arrière-grand-père. Pendant la seconde guerre mondiale, il a caché quelqu'un qui voulait échapper aux Allemands. C'est cette personne qui a gravé son visage sur la façade de sa cave.
La femme à côté d'Anatole est la femme de l'artiste.
Avec pluss de recul, le cul sur le parapet.
Dans un livre sur la Touraine, on peut voir le visage gravé d'Anatole. La légende indique qu'il s'agit de François Rabelais.
( François Rabelais est né à La Devinière dans la commune de Chinon. )
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par Cristophe
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Mercredi 28 décembre 2005
Comme l'an dernier, fêter le nouvel an ne me dit rien. Cette année en pluss, je vais me planquer en Corrèze dans la maison de mes parents, ce qui me permettra d'échapper pendant deux jours aux voeux niaiseux.
Départ de la gare de Paris-Austerlitz, jeudi 29 décembre à 17h33.
Retour à la gare de Paris-Austerlitz, lundi 2 janvier à 23h08.
La maison de mes parents.
Photo prise par les anciens propriétaires
Je devrai certainement installer le nouvel ordinateur de mes parents. Ca m'étonnerait qu'ils aient déjà prévu internet.
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par Cristophe
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Mercredi 21 décembre 2005
Over-Blog, l'hébergeur de mon blog, propose une formule "partenariat droits d'auteur" afin de gagner quelques sous.
Voici les détails :
- Qu'est ce que le partenariat droits d'auteur ?
Il s'agit d'un partenariat entre vous en tant qu'auteur des contenus (images et textes) de votre blog et nous en tant qu'éditeur du service over-blog. Nous vous proposons de profiter de notre réseau de partenaires et d'annonceurs afin rentabiliser l'audience de votre blog en vous reversant des droits d'auteur. Nous nous chargeons de faire la promotion du contenu éditorial que vous produisez et d'en tirer une contrepartie financière dans les meilleures conditions possibles, tout en ayant à l'esprit de ne pas dénaturer la présentation de votre blog, ni d'imposer à vos visiteurs des publicités trop gênantes à la navigation.
- A qui s'adresse-t-il ?
Le partenariat droits d'auteur s'adresse aux particuliers utilisateurs d'over-blog.
- Quelles sont les conditions pour pouvoir en profiter ?
Il faut bien entendu être inscrit, avoir son blog sur over-blog, et être l'auteur des contenus publiés sur votre blog.
Vous devez tout simplement vous conformer aux CGU d'over-blog, c'est la seule obligation. Nous rappelons que cela implique que le contenu de votre blog doit respecter la législation française, que vous devez posséder les droits sur l'ensemble des contenus publiés sur votre blog (images, photos, textes, etc…).
- D'où proviennent les revenus ?
Afin de tirer profit de l'audience de votre blog, nous affichons de la publicité sous forme de bandeaux, vignettes ou liens textes. Vous allez pouvoir décider des formats publicitaires affichés sur votre blog, et de leurs emplacements. Il est bien évident qu'il ne s'agit pas de dénaturer vos pages, ni de gêner la lecture de vos visiteurs. Bien au contraire, nous souhaitons trouver les meilleures configurations possibles pour vous apporter un revenu intéressant, sans pour autant dissuader vos fidèles lecteurs de venir sur vos pages. Nous nous efforçons aussi de diffuser des publicités en rapport avec les thèmes que vous abordez sur votre blog.
Non ! Il n'y aura jamais de mon plein gré de pollution publicitaire sur mon blog.
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Mercredi 21 décembre 2005
J'ai revu mes lesbiennes préférées ! Je les appelle mes lesbiennes préférées parce que j'ai rarement vu deux êtres resplendir d'autant d'amour et de tendresse. Rien que de les voir je me sens tout revigoré, je me mets à croire qu'un monde meilleur, magnifique, est possible dès maintenant. Ca faisait longtemps que je ne les avais pas rencontrées; j'avais pensé à elles de temps en temps. Les voir toujours ensemble, apparemment toujours aussi amoureuses m'a beaucoup beaucoup énormément touché.
Hélas, la tendresse qu'elles manifestent l'une pour l'autre suscite toujours des commentaires qui, sans être vraiment homophobes, sont franchement imbéciles; et mon regard noir plein de mépris n'a pour effet que de faire taire un moment ces petites gens.
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Mercredi 21 décembre 2005
Bah ce lundi matin à 8h40, tout ce que j'ai retenu du ouikènnd, c'est la chaleur de cette phrase à moi adressée :
" J'apprécie beaucoup de pouvoir communiquer avec toi, nous n'avons jamais communiqué. "
Tout est dans cette phrase : le bonheur de enfin... les regrets de...
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Mercredi 21 décembre 2005
Samedi dans le métropobertin, je perds mon charme. J'attire habituellement le regard des bébés (mon sourire niais y est sans doute pour quelque chose) mais là non, la petite fille est captivée par le monsieur chauve à côté de moi. Maigre consolation : je me dis que c'est la première fois qu'elle voit un crâne glabre.
Samedi soir rugby et bière. La dernière fois que j'ai miré un match de rugby à la télé, c'était pendant la dernière coupe du monde, les connaisseurs calculeront. Je me laisse entraîner dans un pub où France/Afrique du sud est diffusé sur grand écran. Je participe avec mes "ouais !", "allez !" et autres commentaires genre "il a pas marché sur la touche là ?", j'applaudis, le match est sans temps mort, je ne m'ennuie pas mais ça m'avance à quoi ? Je bois une pinte par mi-temps, ce qui fait un litre de bière en presque deux heures, c'est raisonnable.
Dimanche matin branlette. Mon Nestor réclame des caresses. Je lui en donne avec plaisir pendant une heure, une heure et demie; Nestor aime quand ça dure longtemps. Mes branlettes sont rarement uniquement mécaniques, je me fais mes films, tantôt des films de fiction, tantôt des rétrospectives autobiographiques; là je fais un super grand mixage des deux. J'emmène Nestor au lavabo pour qu'il dégorge. Bof !
Dimanche midi lessive. Miracle ! J'arrive à reconstituer toutes les paires de chaussettes.
Dimanche après-midi, je décide de faire quelque chose d'intelligent, je vais au Louvre. J'ai découvert le Louvre en mars ou avril 2005 parce que j'y avais été invité. Je n'avais jamais été attiré par ce haut lieu officiel de la culture. Depuis j'ai ma carte d'ami du musée et je ne m'en lasse pas. Je revois les Grecs et les Etrusques.
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Mercredi 21 décembre 2005
Le corps parallèle à une bordure de trottoir, j'attends sagement que le petit fantassin lumineux d'en face mette son habit vert. Un couple traverse.
Elle : "Dépêche-toi y'a des voitures !"
Lui coléreux : "Ah non ! Non ! Jamais je m'depêch'rai sur un passage pour piétons !"
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Mercredi 21 décembre 2005
D'habitude, je range soigneusement mes affaires mais, en ce moment, si je ne fais pas très attention, je perds tout, je cherche tout. Le plus souvent je cherche mes clés. Ca encore ça me fait sourire : je pense à mon papa que j'ai très souvent entendu demander à ma maman "T'as pas vu mes clés ?". Ce matin c'était moins drôle parce que j'avais rendez-vous pour ma prise de sang. Je ne cherchais pas mes clés, je cherchais ma montre. Je l'ai retrouvée accrochée à la poignée d'une porte puis je l'ai mise à mon poignet. Ensuite, j'ai cherché mon téléphone portable. En cherchant mon téléphone, j'ai aperçu ma montre à mon poignet et je me suis dit "Je la cherche et je l'ai déjà sur moi... Ah non c'est mon téléphone que je cherche." Je suis quand même arrivé à l'heure au rendez-vous.
Ce midi, je suis sorti prendre l'air. Je suis allé dans les jardins du Palais Royal, à dix minutes à pied de mon bureau. Je me suis assis et je me suis endormi, malgré le froid. Je me suis réveillé la tête dans le brouillard, j'ai cru que c'était dimanche, je suis rentré chez moi. Je ne me sentais pas bien, je me suis couché mais je n'ai pas dormi.
Je vais chercher les résultats de ma prise de sang puis je vais à mon bureau.
Je pense que je subis les effets secondaires du Deroxat, du moins j'espère que ce n'est que ça.
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par Cristophe
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