Coca-Cola et ketchup seront à tous les repas des pensions de retraite et clubs du troisième âge.
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par Cristophe
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En France, des garçons se prénomment Dylan ; c'est, indubitablement, en hommage au poète Dylan Thomas.
J'ai ardemment souhaité partir
J'ai ardemment souhaité partir
Loin des sifflements du monde usé
Et du cri incessant des vieilles terreurs,
Plus terribles à mesure que le jour
Passe la colline et plonge dans la mer profonde.
J'ai ardemment souhaité partir
Loin de la répétition des saluts
Car il y a des âmes dans l'air
Et des échos d'âme sur ma page
Et le tonnerre des appels et des notes.
J'ai ardemment souhaité partir mais j'ai peur.
Une vie, encore neuve, pourrait fuser
Hors du vieux mensonge en feu sur le sol
Et, crépitant dans l'air, me laisser à demi aveugle.
Et dans la vieille peur de la nuit,
Le couvre-chef que l'on ôte,
Les lèvres pincées devant le récepteur,
Je ne tomberai pas sous la plume de la mort.
Peu importe si je meurs de tout ceci qui est
À moitié convention et à moitié mensonge.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Les morts nus ne feront plus qu'un
Avec l'homme dans le vent et la lune d'ouest.
Quand leurs os becquetés seront propres, à leur place
Ils auront des étoiles au coude et au pied.
Même s'ils deviennent fous, ils seront guéris,
Même s'ils coulent à pic, ils reprendront pied,
Même si les amants se perdent, l'amour ne se perdra pas,
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Depuis longtemps couchés dans les dédales de la mer,
Ils ne mourront pas dans les vents.
Se tordant sur des chevalets quand céderont les tendons,
Attachés à une roue, ils ne se briseront pas.
La foi dans les mains cassera net
Les démons unicornes les transperceront.
Fendus de toutes parts, ils ne craqueront pas
Et la mort n'aura pas d'empire.
Et la mort n'aura pas d'empire.
Les mouettes ne pousseront plus de cris dans leurs oreilles
Et les vagues ne se fracasseront plus sur les rives.
Où s'ouvrait une fleur peut-être qu'aucune fleur
Ne lèvera la tête sous les rafales de pluie,
Même s'ils sont fous et raides comme des rats morts
Leurs têtes martèleront les marguerites,
S'ouvriront au soleil jusqu'au dernier jour du soleil
Et la mort n'aura pas d'empire.
Poèmes de Dylan Thomas extraits du recueil
"Ce monde est mon partage et celui du démon"
aux éditions Points, 142 pages, 6€50.
Autre poème de Dylan Thomas publié précédemment : Y eut-il un temps
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par Cristophe
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En 1989, Mano Negra sortait son second album. J'allais voir Mano Negra en concert à Paris. Ce qu'il y avait de bien dans les concerts de Mano
Negra, en pluss de Mano Negra, c'est qu'en première partie il n'y avait pas de groupes mauvais comme je pouvais en voir la plupart du temps dans les
premières parties de soirées. C'est ainsi que j'ai découvert le groupe hollandais Urban Dance Squad.
Urban Dance Squad n'allait pas tarder à revenir en France en tête d'affiche (et moi de le revoir).
Je ne vais pas retracer l'histoire de Urban Dance Squad, wikipédia l'a déjà fait assez bien (et moi j'ai abandonné Urban Dance Squad après son troisème album...), place à la musique.
Voici "No Kid", extrait de "Mental floss for the globe", premier album (1989) de Urban Dance
Squad.
Et voici Urban Dance Squad sur scène en 1994 :
Pourquoi n'ai-je jamais vraiment écouté Rage Against the Machine ?
Parce que quand Urban Dance Squad jouait "bourrin", c'était du Rage Against the Machine avant Rage Against the Machine...
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par Cristophe
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Présentation de l'éditeur
Que signifie être allemande dans une petite ville danoise, quelques années après la fin de la seconde guerre
mondiale ? Que ressent-on quand on se fait traiter de «cochon d'Allemand» à chaque récréation ? Quand on est témoin de l'ostracisme permanent à l'égard de sa mère ? Pour avoir été ce «cochon
d'Allemand» à Nykobing Falster où il est né en 1960, KNUD ROMER le sait. À partir de ses souvenirs, il compose un récit déchirant sur l'enfance réduite malgré elle à se fondre dans un
conformisme de survie. En évoquant sa famille, l'auteur dresse une galerie de portraits pathétiques et nous fait remonter dans le temps : le roman autobiographique se transforme en une fresque
historique, celle du Danemark et de l'Allemagne au cours du XXe siècle.
Titre original danois
Den som blinker er bange for døden
Je ne sais pas ce que signifie le titre danois ; je trouve le titre "Cochon d'Allemand" réducteur quant à tout ce
que raconte le livre...
Knud Romer commence ainsi son histoire :
J'ai toujours eu peur de mon grand-père. Pour moi, il était «Papa Schneider». J'ignorais aussi bien son vrai nom que son prénom, ce qui, du reste, n'avait aucune
importance, car il ne me serait jamais venu à l'esprit de l'appeler par son prénom. Il n'était pas du genre à encourager la familiarité.
Papa Schneider avait un visage balafré : des kilomètres de cicatrices, uniquement sur la joue gauche. Des souvenirs du siècle passé, il faisait alors partie de quelque Schlägerverein, cercle de
bagarreurs. Ces gens-là mettaient leur point d'honneur à se taillader mutuellement la face avec un sabre - debout, sans sourciller, le bras gauche replié derrière le dos.
Il avait des cheveux poivre et sel coiffés en arrière et des tempes dégarnies ; le seul fait de rencontrer son regard équivalait à une provocation : Sie haben mich fixiert, mein Herr, vous osez
me dévisager, monsieur ! Ce regard était à sens unique, toujours dirigé vers l'extérieur ; je me demande si jamais quelqu'un parvint à le soutenir. Hormis ma grand-mère. Elle réussissait cet
exploit : regarder Papa Schneider dans les yeux (ma mère en était incapable). L'unique personne à pouvoir le faire, elle était son point faible caché ; partout ailleurs il était cuirassé.
Dans la maison de mes parents, il régnait en souverain depuis le tableau qui ornait la salle à manger. Une scène forestière dans un cadre doré. Assis dans l'herbe au milieu d'une clairière, Papa
Schneider regardait droit devant lui, un livre à la main ; à ses côtés, on voyait ma grand-mère, un bébé dans ses bras, et ma mère, très jeune, tenant Bello, leur chien de chasse. Le livre,
l'enfant, le chien - les rôles se trouvaient ainsi distribués : Papa Schneider représentait l'esprit et la culture ; sa femme, la procréation ; les enfants, plus proches de la nature, tout comme
les chiens, avaient, comme eux, besoin d'être dressés.
"Cochon d'Allemand" de Knud romer est édité par Les Allusifs.
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par Cristophe
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Travis Bürki chante T'aimer à nouveau.
T'aimer à nouveau est une chanson inédite que Travis Bürki a offerte
récemment sur son blog. Enregistrée en 2003, cette chanson était restée "dans les cartons". Travis Bürki écrit :
" Comment expliquer qu’une fois enregistrée, elle ne fut pas retenue pour l’album définitif ?
La raison principale est qu’elle tranche littéralement avec le reste de l’album. La seconde raison est que même si j’avais réussi à l’enregistrer je n’ai jamais pu l’interpréter correctement en
concert. Peut-être trop réaliste, trop premier degré, mélodieusement trop ample, trop variété… "
Je me retiens d'adresser T'aimer à nouveau à quelqu'une... Peur,
sentiment d'inutilité... Je ne sais pas comment présenter la chose avec humour...
~~~~~~~
Ce n'est pas la première fois que Travis Bürki apparaît sur mon blog. Il est aussi là et là.
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par Cristophe
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